Frise chronologique
1711
Achat du domaine par Cailleteau
Achat du domaine par Cailleteau
1711 (≈ 1711)
Pierre Cailleteau acquiert le domaine initial.
1712
Extension du domaine
Extension du domaine
1712 (≈ 1712)
Ajout de terres et bâtiments agricoles.
entre 1711 et 1750
Construction du château
Construction du château
entre 1711 et 1750 (≈ 1750)
Période estimée des travaux principaux.
milieu XVIIIe siècle
Aménagements intérieurs
Aménagements intérieurs
milieu XVIIIe siècle (≈ 1850)
Lambris et escalier ajoutés.
2009
Première protection MH
Première protection MH
2009 (≈ 2009)
Façades, toitures et domaine inscrits.
2016
Seconde protection MH
Seconde protection MH
2016 (≈ 2016)
Salons lambrissés et escalier inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du château, ainsi que le terrain du domaine clos de murs (cad. B 671) : inscription par arrêté du 10 septembre 2009 - Les salons lambrissés du rez-de-chaussée et l'escalier du premier étage (cad. B 671) : inscription par arrêté du 27 juillet 2016
Personnages clés
| Pierre Cailleteau (dit Lassurance) - Architecte et contrôleur des Bâtiments du Roi |
Concepteur et propriétaire initial du château. |
Origine et histoire
Le château de Brouëssy, situé à Magny-les-Hameaux (Yvelines), a été construit dans la première moitié du XVIIIe siècle par Pierre Cailleteau, dit Lassurance, architecte et contrôleur des Bâtiments du Roi. Ce dernier acquiert le domaine en 1711, puis l’agrandit en 1712 avec des terres et des bâtiments agricoles. Pour ériger sa demeure familiale, il réutilise des matériaux issus de la démolition de l’abbaye de Port-Royal, un symbole du jansénisme supprimé par Louis XIV. Cette réutilisation confère au château une dimension historique particulière, liée à la destruction d’un lieu emblématique du patrimoine religieux et intellectuel français.
La construction du château s’échelonne entre 1711 (date d’achat par Cailleteau) et 1750 (mention dans l’atlas de Trudaine), bien que certains éléments, comme les lambris du milieu du XVIIIe siècle, suggèrent des aménagements ultérieurs. La ferme adjacente, partiellement reconstruite au XIXe siècle, pourrait dater en partie de la première moitié du XVIIe siècle. Une aile nord-est (deux travées) est ajoutée au XIXe siècle, et une troisième en 1969, illustrant les évolutions architecturales du site. Les éléments protégés incluent les façades, les toitures, les salons lambrissés et un escalier, inscrits aux Monuments Historiques en 2009 et 2016.
Le domaine est aujourd’hui la propriété d’une société privée. Son histoire reflète à la fois l’héritage de l’architecture classique française et les transformations d’un patrimoine lié à des figures majeures comme Cailleteau, ainsi qu’à des événements marquants de l’Ancien Régime, tels que la suppression de Port-Royal. La précision de sa localisation (3 Rue Paul et Jeanne Weiss) et son état de conservation en font un témoignage tangible de cette époque.