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Château de Bruzac à Saint-Pierre-de-Côle en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Bruzac

    165 Bruzac 
    24800 Saint-Pierre-de-Côle
Propriété privée
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Château de Bruzac
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1040
Première mention seigneuriale
1244
Partition du site
1404-1405
Libération des Anglais
1547
Cession du Bas-Bruzac
1583
Don royal à Duplessis-Mornay
1793
Abandon révolutionnaire
1948
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Bruzac (ruines) : inscription par arrêté du 27 septembre 1948

Personnages clés

Hélie Flamenc - Premier seigneur de Bruzac Cité en 1040 dans donation.
Guy Flamenc - Seigneur et donateur Mentionné en 1112 et 1143.
Geoffroy de la Marthonie - Propriétaire du Bas-Bruzac Acquiert le site en 1547.
Philippe Duplessis-Mornay - Conseiller d’Henri IV Reçoit le Bas-Bruzac en 1583.
Jean de Gontrand - Seigneur de Biron Ancien propriétaire avant 1547.
Henri IV - Roi de France Attribue le château à Duplessis-Mornay.

Origine et histoire

Le château de Bruzac, implanté sur la commune de Saint-Pierre-de-Côle en Dordogne, est un site médiéval marqué par une histoire complexe. Il se compose de deux châteaux distincts, le Haut-Bruzac et le Bas-Bruzac, dont les origines remontent au moins au XIe siècle. Les premières mentions écrites évoquent Hélie Flamenc, premier seigneur connu, qui apparaît en 1040 dans un acte de donation à l'abbaye d'Uzerche. Son fils, Guy, est cité comme donateur au monastère de Vigeois en 1112 et 1143, confirmant l’ancrage seigneurial de la famille Flamenc dans la région.

Au XIIIe siècle, le site est divisé entre deux branches familiales : les vicomtes de Limoges obtiennent le Bas-Bruzac, tandis que les vicomtes de Rochechouart acquièrent le Haut-Bruzac. Cette partition, officialisée en 1244, donne naissance à deux forteresses côtoyant une même vallée. Les conflits de suzeraineté, comme celui opposant les vicomtes de Limoges et de Rochechouart en 1258, illustrent les tensions féodales de l’époque. À la fin du XIIIe siècle, le Bas-Bruzac passe aux mains d’Hélie de Neuville, marquant la fin de la domination directe des Flamenc.

Durant la guerre de Cent Ans, le château est occupé par les Anglais avant d’être repris en 1404-1405 par le connétable de France, le seigneur d’Albret. Au XVIe siècle, le site change plusieurs fois de mains : Jean de Gontrand cède le Bas-Bruzac à Geoffroy de la Marthonie en 1547, avant que le futur Henri IV ne l’offre à son conseiller Philippe Duplessis-Mornay en 1583. La famille de La Marthonie récupère finalement la propriété, qui passe ensuite aux Beynac, puis aux Bonneval et aux Beaumont du Repaire par alliances matrimoniales. Abandonné après l’émigration de ses propriétaires en 1793, le château devient une carrière de pierre, avant que ses ruines ne soient classées monument historique en 1948.

Les vestiges actuels témoignent d’une architecture défensive évolutive, marquée par des reconstructions partielles après les guerres de Religion et un démantèlement progressif à partir du XVIIe siècle. La chapelle gothique, située hors des remparts, et l’entrée principale ouvrant sur une tour flanquant le corps de logis, rappellent l’importance stratégique du site. Les fouilles et études, comme celles menées par Pierre-Henri Ribault de Laugardière en 1878, ont permis de préciser son histoire, bien que certaines périodes, notamment son démantèlement pendant la Fronde (1651-1653), restent hypothétiques.

Aujourd’hui, les ruines du château de Bruzac, inscrites aux monuments historiques, offrent un panorama sur la vallée de la Côle et constituent un témoignage rare des rivalités seigneuriales et des transformations architecturales en Périgord. Le site, ouvert à la visite, permet d’explorer les vestiges des deux châteaux, symboles d’un passé féodal mouvementé entre Limousin et Périgord.

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