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Château de Budos en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Budos

    196 Au Jardin
    33720 Budos
Propriété d'une société privée
Château de Budos
Château de Budos
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Château de Budos
Château de Budos
Château de Budos
Château de Budos
Crédit photo : Olivier Dupacq - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1306
Construction du château
1308
Autorisation royale de fortification
1422-1423
Occupation anglaise
1571
Vente à Raymond de La Roque
1789-1799
Démantèlement révolutionnaire
16 mars 1988
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble des ruines et le sous-sol sur lequel elles sont implantées (cad. C 186 à 189, lieudit le Château) : inscription par arrêté du 16 mars 1988. Classement en totalité avec ses parcelles d'implantation, telles que cernées sur le plan annexé à l'arrêté et les vestiges archéologiques qu'elles contiennent.

Personnages clés

Raymond Guilhem de Budos - Seigneur et constructeur Neveu de Clément V, initiateur du château.
Clément V - Pape (1305–1314) Oncle de Raymond, financeur indirect.
Édouard II - Roi d’Angleterre Autorisa la fortification en 1308.
Léo Drouyn - Architecte et historien Signala sa dégradation en 1841.
Léon de Brivazac - Propriétaire au XIXe siècle Descendant des La Roque, sauva le château.

Origine et histoire

Le château de Budos, situé dans le département de la Gironde, a été construit au début du XIVe siècle par Raymond Guilhem de Budos, neveu du pape Clément V. Ce dernier, grâce à sa position influente, lui accorda les ressources nécessaires pour ériger une forteresse inspirée du château voisin de Villandraut. Une autorisation royale d’Édouard II en 1308 permit sa fortification, incluant murs, tours, fossés et créneaux, afin de protéger les possessions anglaises en Guyenne et les sujets de Raymond Guilhem.

Pendant la guerre de Cent Ans, le château changea plusieurs fois de mains : occupé par les Anglais en 1422-1423, concédé au duc de Gloucester en 1433, puis transmis à Gaston IV de Foix-Béarn en 1446 après la mort de Gloucester. La famille de Budos, fidèle à la France, récupéra ses terres après la reconquête de la Guyenne. Le monument fut ensuite vendu en 1571 à Raymond de La Roque, dont les descendants le conservèrent jusqu’à la Révolution.

Lors de la Révolution française, le château fut vendu comme bien national et partiellement démantelé pour servir de carrière de pierres, notamment pour construire des digues sur le Ciron. Au XIXe siècle, Léo Drouyn alarma les autorités sur son état de dégradation, permettant sa préservation partielle. En 1860, il devint la propriété de Léon de Brivazac, descendant des La Roque. Aujourd’hui, il est géré par l’association Adichats, qui œuvre pour sa restauration et sa valorisation.

L’architecture du château reflète son usage militaire et résidentiel. De plan rectangulaire (46 m x 56 m), il est entouré de quatre tours d’angle (trois circulaires et une octogonale servant de pigeonnier), ainsi que d’une tour carrée protégeant l’entrée, autrefois franchie par un pont-levis. Les fossés, larges de 20 mètres et profonds de 10, étaient alimentés par une source locale. Les murs portent des traces de modifications aux XVIe et XVIIIe siècles, comme des archères adaptées pour les armes à feu.

À l’intérieur, la cour abritait une chapelle, une prison dans la tour nord, et un puits. Des latrines étaient intégrées aux murs, et des pièces souterraines servaient au stockage des denrées ou des munitions. Le sol, aujourd’hui aplani par des remblais, était à l’origine en pente avec plusieurs paliers. À 300 mètres à l’ouest, une glacière du XVIIe siècle, en forme de « chapeau chinois », témoigne des aménagements agricoles environnants.

Classé monument historique en 1988, le château de Budos illustre l’évolution des forteresses médiévales en Aquitaine, entre conflits féodaux, adaptations architecturales et enjeux de préservation contemporaine.

Liens externes