Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 117) : inscription par arrêté du 31 août 1992 ; Les parties suivantes du domaine du château de Buigny-Saint-Maclou : les façades et toitures du château, les pièces du rez-de-chaussée du château ayant conservé leurs lambris rocailles du XVIIIe siècle, le hall et l'escalier (section AA parcelle n°34) ; la chapelle en totalité (section AA parcelle n°30) ; le parc paysager en totalité avec la glacière, la grille d'entrée (section AA parcelles n°24, 33 et 43) ; le bois attenant au parc et à la basse-cour en totalité (section AA parcelles n°36, 40, 41, 45 et section D parcelles n°9, 11, 44, 46 et 53) ; le verger en totalité (section AA parcelle n°38) ; les façades et toitures de la maison du garde-chasse (section AA parcelle n°31) ; les façades et toitures de la conciergerie (section AA parcelle n°32) ; les façades et toitures des bâtiments formant la basse-cour (section AA parcelle n°35) ; le potager en totalité et les façades et toitures de la maison du jardinier (section AA parcelle n°37), tels que délimités sur le plan annexé à l'arrêté et figurant au cadastre section AA parcelles n°24, 30 à 38, 40, 41, 43 et 45, section D parcelles n°9, 11, 44, 46 et 53 : inscription par arrêté du 15 février 2021
Origine et histoire
Le château de Buigny-Saint-Maclou est un monument historique situé dans la commune éponyme du département de la Somme, en région Hauts-de-France (ancienne Picardie). Ce château se distingue par ses éléments architecturaux protégés, notamment ses façades, ses toitures, ainsi que des pièces intérieures conservant des lambris de style rocaille datant du XVIIIe siècle. Ces caractéristiques en font un témoignage remarquable du patrimoine architectural local, bien que les sources disponibles ne précisent pas la date exacte de sa construction initiale.
Les protections successives du château illustrent son importance patrimoniale. Un premier arrêté du 31 août 1992 a inscrit les façades et toitures du bâtiment principal. Plus récemment, un arrêté du 15 février 2021 a élargi cette protection à l’ensemble du domaine, incluant la chapelle, le parc paysager avec sa glacière, les bâtiments annexes (basse-cour, conciergerie, maison du garde-chasse), ainsi qu’un verger et un potager. Ces mesures soulignent la valeur historique et paysagère du site, bien que les archives accessibles ne détaillent pas son histoire ni ses anciens propriétaires.
Le domaine s’étend sur plusieurs parcelles cadastrales, couvrant non seulement le château et ses dépendances immédiates, mais aussi des espaces naturels comme un bois attenant et un parc à l’anglaise. La présence d’une grille d’entrée et d’une glacière suggère une organisation spatiale typique des grandes propriétés aristocratiques ou bourgeoises des XVIIe–XIXe siècles. Cependant, les sources actuelles ne permettent pas de retracer précisément l’évolution du site ni son rôle dans l’histoire locale.
La localisation du château, à Buigny-Saint-Maclou (code Insee 80149), près d’Amiens, place ce monument dans un territoire marqué par une riche histoire rurale et seigneuriale. Les lambris rocailles du XVIIIe siècle, style ornemental caractéristique de cette époque, indiquent que certaines parties du château ont été aménagées ou rénovées durant cette période, reflétant le goût pour l’élégance et l’asymétrie propre au mouvement rocaille. Aucune information n’est disponible concernant les commanditaires de ces travaux ou les architectes impliqués.
L’absence de données sur l’ouverture au public, la visite, ou les services proposés (comme des chambres d’hôtes) limite la connaissance de son usage contemporain. Les photographies disponibles, comme celle créditée à APictche sous licence Creative Commons, montrent un édifice imposant, mais les détails architecturaux ou historiques précis restent à documenter. Les sources mentionnées (Monumentum, base Mérimée) offrent une base administrative et juridique, sans fournir de récit historique complet.
Dans le contexte régional des Hauts-de-France, les châteaux comme celui de Buigny-Saint-Maclou étaient souvent des centres de pouvoir local, liés à l’agriculture, à la gestion seigneuriale, ou plus tard, à la bourgeoisie terrienne. Leur préservation aujourd’hui témoigne d’un patrimoine bâti et paysager qui structure encore le territoire, même si les archives accessibles ne permettent pas de reconstituer finement leur passé. Les protections récentes (2021) suggèrent un regain d’intérêt pour la sauvegarde de ces ensembles, combinant architecture, nature et mémoire collective.