2 Chem. de Buillon, 25440 Chenecey-Buillon, France
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
fin XVIe siècle
Construction partie centrale gauche
Construction partie centrale gauche fin XVIe siècle (≈ 1695)
Palais abbatial initial pour l’abbé.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Fin de l’abbaye à la Révolution.
1846
Achat par Marcel Tissot
Achat par Marcel Tissot 1846 (≈ 1846)
Transformation en résidence familiale.
milieu XVIIIe siècle
Extension partie centrale droite
Extension partie centrale droite milieu XVIIIe siècle (≈ 1850)
Aile sud et résidence abbatiale agrandie.
8 août 1902
Mort de James Tissot
Mort de James Tissot 8 août 1902 (≈ 1902)
Décès dans le château familial.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Marcel Tissot - Propriétaire et mécène
Acheteur en 1846, père de James.
James Tissot - Peintre et dernier propriétaire
Ajouts romantiques, mort sur place.
Abbé de Billon - Dernier occupant religieux
Résidait dans le palais abbatial.
Origine et histoire
Le château de Buillon trouve ses origines dans l’ancien palais abbatial de l’abbaye cistercienne de Buillon, vendue comme bien national lors de la Révolution. La partie centrale gauche, datée de la fin du XVIe siècle, et la partie droite avec l’aile sud, construite au XVIIIe siècle, servaient de résidence à l’abbé. Après la dissolution de l’abbaye, le site devint la demeure d’un maître de forges local, marquant sa transition vers une fonction laïque.
En 1846, le château est acquis par Marcel Tissot, un drapier enrichi à Nantes originaire de Franche-Comté, qui entreprend des aménagements majeurs. Son fils, le peintre James Tissot, hérite du domaine aux XIXe et XXe siècles et y ajoute des éléments pittoresques (tour en ruine, moulin, bâtiments d’entrée) dans un style médiéval romantique. James Tissot y termine sa vie en 1902 et repose dans la chapelle privée du château, aujourd’hui propriété close au public.
Le château actuel, de style Renaissance, se distingue par sa façade à balcon semi-circulaire soutenu par des colonnes doriques. Son parc de 2 km le long de la Loue abrite des dépendances classées (kiosque, serre, bassin, volière), témoignages des embellissements successifs. L’ensemble, toujours privé, illustre l’évolution d’un site religieux en résidence aristocratique, puis en domaine artistique.