Frise chronologique
1781
Construction du château
Construction du château
1781 (≈ 1781)
Plans de Denis Antoine pour Jean-Jacques de Bordeaux
fin XIXe siècle (1895-1897)
Première restauration
Première restauration
fin XIXe siècle (1895-1897) (≈ 1897)
Dirigée par Charles Couvreux
1936
Acquisition par la CAF
Acquisition par la CAF
1936 (≈ 1936)
Transformé en colonie de vacances
1944
Seconde Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
1944 (≈ 1944)
Hôpital militaire et refuge présumé
1994
Classement monument historique
Classement monument historique
1994 (≈ 1994)
Protection de l’ensemble architectural
1999
Début des restaurations modernes
Début des restaurations modernes
1999 (≈ 1999)
Campagne toujours en cours
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, y compris les esplanades en hémicycle avec leurs murs de soutènement, les douves et pont d'accès, les alignements en patte d'oie au nord et les perspectives au nord, au sud et à l'ouest (cad. D 198, 199) : classement par arrêté du 10 février 1994
Personnages clés
| Jean-Jacques de Bordeaux - Commanditaire |
Propriétaire ayant commandé la construction |
| Denis Antoine - Architecte royal |
Concepteur des plans en 1781 |
| Charles Couvreux - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux fin XIXe |
Origine et histoire
Le château du Buisson-de-May, situé à Saint-Aquilin-de-Pacy dans l’Eure (Normandie), est un exemple remarquable d’architecture néoclassique construit à la fin du XVIIIe siècle. Commandé par Jean-Jacques de Bordeaux, il fut conçu en 1781 par l’architecte royal Denis Antoine, qui lui donna un style hybride mêlant influences Louis XVI et Louis XIV. Les quatre façades dissemblables et le parc structuré en hémicycles, avec ses perspectives prolongées, reflètent cette dualité stylistique.
Le château connut plusieurs usages après sa construction : colonie de vacances dans les années 1930, hôpital militaire anglais pendant la Seconde Guerre mondiale, puis refuge présumé pour des résistants en 1944. Abandonné et pillé, il fit l’objet d’une restauration majeure à partir de 1999. Aujourd’hui, il est ouvert au public pour des événements culturels et permet d’étudier les techniques de construction d’époque.
Classé monument historique en 1994, le château inclut dans sa protection les esplanades en hémicycle, les douves, le pont d’accès et les perspectives paysagères. Une première campagne de restauration eut lieu à la fin du XIXe siècle sous la direction de Charles Couvreux, préservant ainsi son héritage architectural.
L’édifice illustre aussi les méthodes de composition paysagère du XVIIIe siècle, avec une plate-forme discrète et des vues prolongées au-delà des hémicycles. Ces éléments, combinés à son style néoclassique marqué, en font un témoignage unique de l’art de vivre aristocratique avant la Révolution française.