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Château de Buzenval à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Buzenval

    Avenue du Lieutenant-Colonel-de-Montbrison
    92500 Rueil-Malmaison
Château de Buzenval
Château de Buzenval

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
21 octobre 1870
Première bataille de Buzenval
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Général Louis Trochu - Gouverneur de Paris Ordonna la sortie vers Buzenval.
Général Ducrot - Commandant des troupes françaises Dirigea la bataille et rédigea le rapport.
Général Henri Berthaut - Commandant du 1er groupe français Menait 3 400 hommes vers La Malmaison.
Général Noël - Commandant du 2e groupe français Opéra sur la côte sud de La Malmaison.
Colonel Cholletou - Commandant du 3e groupe français Prit position devant Buzenval.
Capitaine Nismes - Commandant de la batterie no 4 Impliqué dans le combat de Longboyau.

Origine et histoire

Le château de Buzenval, situé à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine, est principalement connu pour la première bataille de Buzenval (ou bataille de La Malmaison), qui s’y déroula le 21 octobre 1870 pendant la guerre franco-prussienne. Cet affrontement opposa les troupes françaises assiégées dans Paris, dirigées par le général Louis Trochu, aux forces prussiennes positionnées autour de Versailles. L’objectif était de reprendre les hameaux de La Malmaison, La Jonchère et Buzenval, tenus par les Prussiens, afin de briser partiellement l’encerclement de la capitale.

La bataille fut menée par 10 000 soldats français, divisés en trois groupes commandés par les généraux Henri Berthaut, Noël et le colonel Cholletou, avec des réserves sous les ordres des généraux Martenot et François Paturel. L’assaut débuta à 13h par un bombardement d’artillerie ciblant Buzenval, La Malmaison et Bougival, suivi d’une avancée des troupes. Malgré des gains initiaux, comme la prise temporaire de Buzenval et la progression vers La Jonchère, les Français durent se replier à la nuit tombée, faute de renforts suffisants pour consolider leurs positions.

Un épisode marquant fut le combat de la porte de Longboyau, où une batterie française, surprise par les Prussiens, subit de lourdes pertes, incluant la capture de deux canons. Le bilan humain s’éleva à 443 pertes françaises (tués, blessés et disparus), tandis que les pertes prussiennes restent indéterminées. Bien que le général Ducrot ait déclaré le but atteint (forcer l’ennemi à engager des réserves), les contemporains jugèrent l’opération peu concluant, voire contre-productive, car elle révéla une faille dans le dispositif prussien sans permettre aux Français d’exploiter cet avantage.

Le château de Buzenval et ses alentours illustrent ainsi un moment clé du siège de Paris (1870-1871), où les tentatives de percée française se heurtèrent à la supériorité numérique et logistique de l’armée prussienne. Ce site, aujourd’hui lié à la mémoire de la guerre franco-prussienne, témoigne des stratégies militaires et des sacrifices consentis lors de ce conflit.

La seconde bataille de Buzenval, bien que mentionnée, n’est pas détaillée dans les sources disponibles. Le château reste associé à cet épisode tragique, où la résistance française, malgré son courage, ne parvint pas à inverser le cours de la guerre.

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