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Château de Cabrespines à Coubisou dans l'Aveyron

Aveyron

Château de Cabrespines

    4 Rue du Tourruol
    12190 Coubisou
Crédit photo : Cedricnoel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
2000
1274
Dessaisissement de Gui d'Estaing
fin XIIe–début XIIIe siècle
Construction du premier château
1628
Démolition du château médiéval
1643
Reconstruction par Jean de Cambon
2016
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du corps de logis sud ; le corps de logis est en totalité, y compris les caves ; la tour nord (parcelle 1153) en totalité ; le sol de la cour avec les murs de soutènement du flanc ouest, à l'exclusion de la grange ; le portail d'entrée (cad. D 403, 1153) : inscription par arrêté du 14 juin 2016

Personnages clés

Gui d'Estaing - Seigneur détenteur des droits Se dessaisit du château en 1274.
Prince de Condé - Commanditaire de la démolition Ordonne la destruction en 1628.
Jean de Cambon - Reconstructeur du château Bâtit la partie occidentale en 1643.
Philippe de Glandières - Propriétaire unificateur Réunit les bâtiments fin XVIIIe siècle.

Origine et histoire

Le château de Cabrespines, situé à Coubisou dans l’Aveyron, trouve ses origines au XIIe–XIIIe siècle avec un premier édifice féodal bâti sur le promontoire du Tourruol. Ce château médiéval, destiné à protéger la vallée des invasions, devint au XIIIe siècle une résidence des comtes de Rodez. En 1274, Gui d’Estaing, détenteur des droits sur le château, s’en dessaisit. L’édifice fut démantelé en 1628 sur ordre du prince de Condé, marquant la fin de sa fonction défensive.

La reconstruction intervint dans le 2e quart du XVIIe siècle, initiée par Jean de Cambon, dernier capitaine du château médiéval. Autorisé à utiliser les pierres de l’ancien édifice, il érigea en 1643 la partie occidentale du château actuel, dont la date de 1646 est gravée sur un linteau. Le nouveau château, organisé autour d’une cour trapézoïdale, combine des éléments défensifs (tour carrée, contreforts) et résidentiels (boiseries Louis XIII, escalier à fronton cintré). Les matériaux, petits moellons et pierre de taille pour les encadrements, témoignent de cette transition architecturale.

Au XVIIIe siècle, Philippe de Glandières réunifia les bâtiments en une seule propriété, après une période de morcellement entre plusieurs familles. Le château connut des restaurations majeures au début des années 2000, incluant la reconstitution de toitures, l’ouverture de baies, et la réparation du four à pain. Classé partiellement aux Monuments Historiques en 2016, il conserve des éléments protégés comme les façades du logis sud, la tour nord, et le portail d’entrée.

L’ancien château féodal, aujourd’hui disparu, jouait un rôle stratégique pour la population locale, offrant une protection contre les raids et servant de symbole du pouvoir comtal. Sa destruction au XVIIe siècle reflète les bouleversements politiques de l’époque, tandis que sa reconstruction illustre l’adaptation des élites locales aux nouvelles normes architecturales et sociales de la période classique.

Liens externes