Ajout de la galerie 1689 (≈ 1689)
Date inscrite sur la clef d’arc
1690
Construction du pigeonnier
Construction du pigeonnier 1690 (≈ 1690)
Type « pied de mulet » daté
4e quart XVIIe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel 4e quart XVIIe siècle (≈ 1787)
Sur bases d’un bâtiment du XVe siècle
XXe siècle (1939-1945)
Refuge pendant la Seconde Guerre mondiale
Refuge pendant la Seconde Guerre mondiale XXe siècle (1939-1945) (≈ 1942)
Accueil de réfugiés alsaciens
1973
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1973 (≈ 1973)
Façades et toitures protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 487) : inscription par arrêté du 26 mars 1973
Personnages clés
Seigneurs de Berrac de Cadreils - Commanditaires initiaux
Constructeurs fin XVIIe siècle
Famille Gayet - Propriétaires actuels
Depuis date non précisée
Origine et histoire du Château de Cadreils
Le château de Cadreils, situé à Berrac dans le Gers, a été construit à la fin du XVIIe siècle par les seigneurs de Berrac de Cadreils. Il repose sur les fondations d’un bâtiment du XVe siècle, incluant un pavillon à deux étages et une tour ronde. Les ajouts ultérieurs (corps quadrangulaire, tour carrée, ailes) rendent difficile l’identification de sa vocation initiale, peut-être un château gascon. Le site conserve des éléments défensifs comme des douves, bien que sans fonction militaire avérée.
En 1689, une galerie ornée d’arcades en anse de panier et un pigeonnier daté de 1690 (type « pied de mulet ») furent ajoutés. L’intérieur, notamment l’escalier tournant à retours, fut restauré. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1973 pour ses façades et toitures, abrite aussi un portail sud décoré et une fontaine dans l’allée d’accès. Propriété privée de la famille Gayet, il ne se visite pas.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le château servit de refuge à des habitants évacués de Saint-Louis (Haut-Rhin), accueillis dans la région de Lectoure. L’architecture mêle austérité médiévale et classicisme, avec des baies à meneaux, des fenêtres symétriques, et un fronton triangulaire sur la façade méridionale. Les douves sèches, franchies par un pont dormant, et les décorations (boules de lavande, vantaux caissonnés) témoignent de son évolution stylistique.
Les sources mentionnent des incohérences sur les dates du pigeonnier (1685 ou 1690) et des remaniements intérieurs au XVIIIe siècle. Le château illustre l’adaptation des résidences seigneuriales entre Moyen Âge et époque moderne, dans un contexte rural gascon marqué par l’agriculture et l’élevage. Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, malgré son accès restreint.