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Château de Caillac à Vézac dans le Cantal

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château Médiéval et Renaissance

Château de Caillac

    D108
    15130 Vézac
Propriété privée
Château de Caillac
Château de Caillac
Château de Caillac
Château de Caillac
Crédit photo : NdFrayssinet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Première mention
1483
Achat par François Chaumeil
1486
Anoblissement des Chaumeil
XVIe siècle
Aménagements Renaissance
1742
Héritage des Boschâtel
XIXe siècle
Création du parc-arboretum
10 novembre 1997
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château en totalité, y compris au rez-de-chaussée : le salon avec sa frise peinte, la salle à manger avec sa cheminée peinte, la bibliothèque, le salon de l'aile nord ; au premier étage : le corridor lambrissé, la chambre des quatre saisons, la chambre Louis XIII, la chambre verte, le cabinet lambrissé, le cabinet peint ; dans le grenier, la lingerie ; ainsi que le parc-arboretum avec son portail d'entrée sud, la chapelle et la grange-étable (cad. B 138 à 140, 142) : inscription par arrêté du 10 novembre 1997

Personnages clés

François Chaumeil - Premier propriétaire noble (XVe–XVIe) Anobli en 1486, achète Caillac en 1483
Marguerite de Chaumeil - Héritière (XVIe siècle) Épouse Antoine de Buisson de Bournazel
Géraud de Beauclair - Lieutenant et héritier (XVIIIe) Propriétaire sous Louis XV
Pierre Marty (1868–1940) - Naturaliste et propriétaire Crée l’arboretum et mène des recherches
Jean-Baptiste de Beauclair - Seigneur de Messac (XVIIIe) Époux de Marie-Claude de Boschâtel
Félix Marty - Restaurateur (XIXe siècle) Travaux sur le château et parc

Origine et histoire

Le château de Caillac, aussi appelé Calhac, est un monument historique situé à Vézac dans le Cantal, en Auvergne-Rhône-Alpes. Construit entre les XVIe et XIXe siècles, il se compose de deux corps de logis en équerre et d’une tour ronde, avec une façade Renaissance inspirée de Messilhac. Le domaine inclut une ferme, un moulin et un parc arboré aujourd’hui à l’abandon, bien qu’il ait été autrefois un arboretum remarquable. Inscrit aux monuments historiques en 1997, il conserve des décors intérieurs des XVIIIe et XIXe siècles, comme des boiseries et des peintures murales.

Le château trouve ses origines au Xe siècle, mentionné dans le testament d’Agnès de Mels, épouse du vicomte de Carlat. Au fil des siècles, il passe entre les mains de plusieurs familles influentes : les Chaumeil (anoblis en 1486), les Buisson de Bournazel (XVIe–XVIIe siècles), puis les Boschâtel et Beauclair (XVIIIe siècle). Ces derniers, comme Géraud de Beauclair, lieutenant au régiment de Sarre-Infanterie, marquent l’histoire du lieu avant sa vente à la famille Marty au XIXe siècle.

Au XIXe siècle, Pierre Marty, négociant d’Aurillac, acquiert le domaine et entreprend des restaurations. Son fils, Pierre Marty (1868–1940), naturaliste et scientifique renommé, y développe un arboretum et mène des recherches en paléontologie et botanique. Après sa mort, le château est progressivement abandonné, pillé, puis partiellement restauré par des groupes de jeunes (scouts) dans les années 1970–1980. Aujourd’hui, il ne se visite pas, mais son parc et ses éléments intérieurs protégés (salons peints, bibliothèque) témoignent de son riche passé.

Les décors intérieurs, comme la chambre des quatre saisons ou le salon lambrissé, reflètent les aménagements des XVIIIe et XIXe siècles. Le parc, conçu comme un arboretum, abritait des essences rares, mais son entretien a été négligé après le XXe siècle. La chapelle et la grange-étable font également partie des éléments protégés depuis 1997, soulignant l’importance patrimoniale du site malgré son état actuel.

Les familles propriétaires ont laissé des traces architecturales et historiques distinctes. Les Chaumeil, anoblis sous Charles VIII, transforment le château au XVIe siècle, tandis que les Beauclair, au XVIIIe, y ajoutent des décors raffinés. Les Marty, enfin, lui donnent une vocation scientifique avant son déclin. Le blason des Boschâtel (‘De sable au château d’or’) et celui des Beauclair rappellent ces héritages nobliaires.

Bien que fermé au public, le château de Caillac reste un symbole du patrimoine de Haute-Auvergne, mêlant histoire médiévale, Renaissance et contributions scientifiques. Son inscription aux monuments historiques en 1997 vise à préserver ce témoignage des époques passées, malgré les défis posés par son abandon partiel.

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