Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Callac à Plumelec dans le Morbihan

Manoir Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Callac

    Callac
    56420 Plumelec
Propriété privée
Crédit photo : Sdo216 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Origines du château
1645
Élévation en baronnie
1693
Derniers travaux majeurs
1823
Division du château
1944
Quartier général allié
1971
Protection Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du bâtiment principal dit Aile des Tours ; le grand salon du premier étage avec son plafond peint (cad. AE 76) : classement par arrêté du 10 mars 1971 ; Les façades et toitures des bâtiments entourant la cour, y compris les communs (à l'exception du bâtiment principal classé) ; le portail d'entrée (cad. AE 67 à 69, 71, 72, 74) : inscription par arrêté du 10 mars 1971

Personnages clés

Olivier de Callac - Seigneur médiéval Propriétaire du manoir originel (XIIe siècle).
Louis XIV - Roi de France Élève Callac en baronnie en 1645.
Georges Cadoudal - Chef chouan Refuge au château avant la Révolution.
Comte de Marbeuf - Dernier propriétaire noble Possède Callac avant 1789.

Origine et histoire

Le château de Callac, situé à Plumelec dans le Morbihan, trouve ses origines au Xe siècle, lorsque fut érigé un premier édifice en remplacement d’un château primitif en bois détruit par les Normands. Ce site, implanté sur une ancienne voie romaine, fut d’abord un manoir médiéval (XIIe siècle) appartenant à Olivier de Callac, avant d’être détruit pendant la guerre de Succession de Bretagne. Le château actuel, reconstruit au XIVe siècle, subit des remaniements majeurs jusqu’au XVIIe siècle, période où il adopta les standards de confort de l’époque, avec des travaux achevés en 1693. Il fut le siège d’une seigneurie dotée de droits judiciaires complets, élevée en baronnie en 1645 par Louis XIV pour la famille de Rogier.

Passé entre les mains de plusieurs familles nobles (Clair-Fontaine, Le Forestier, Guemadeuc, Du Cleuz), le château abritait des prêtres réfractaires et des chefs chouans, comme Georges Cadoudal, à la veille de la Révolution française. Au XIXe siècle, il fut divisé entre deux héritières en 1823, avant d’être réunifié en 2000 après des décennies de fragmentation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit de quartier général allié lors de la bataille du maquis de Saint-Marcel, devenant un lieu stratégique pour les parachutistes de la Résistance.

Architecturalement, le château conserve une tour du XIVe siècle, symbole du manoir originel, et une aile nord transformée au XVe siècle avec quatre tours rondes de style défensif. L’aile orientale, datant du XVIe siècle, intègre des éléments Renaissance, tandis que le grand salon, classé Monument Historique en 1971, abrite un plafond peint du début du XVIIe siècle. Les communs, organisés autour d’une avant-cour, et les terrasses extérieures (XVIIe siècle) complètent cet ensemble, aujourd’hui partiellement accessible lors d’événements patrimoniaux.

Protégé depuis 1971 (classement des façades, toitures et salon peint ; inscription des communs et du portail), le château a bénéficié de restaurations majeures au début des années 2000 pour remédier à son état de délabrement. Bien que généralement fermé au public en raison des travaux, il s’ouvre exceptionnellement lors des Journées du Patrimoine ou d’initiatives locales, perpétuant son lien avec l’histoire bretonne, de l’époque médiévale à la Libération.

Liens externes