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Château de Calvières à Vézénobres dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Calvières à Vézénobres

    Le Bourg30360 Vézénobres
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1628
Destruction du château-haut
avant 1690
Débuts du château-bas
1690
Héritage d'Abel-Antoine de Calvière
1746-1755
Construction du château actuel
1757
Mort de Françoise Olympe de Calvière
20 février 1947
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château, avec ses dépendances, le théatre, les pièces d'eau, le château d'eau et la chapelle : inscription par arrêté du 20 février 1947

Personnages clés

Charles-François de Calvière - Marquis de Calvière, commanditaire Lieutenant général, fait construire le château.
Guillaume Rollin - Architecte Conçoit le château entre 1746 et 1755.
Alphonse de Calvière - Baron de Boucoiran Travaux au château vers 1718.
Jacques-Alexis de Calvière - Propriétaire et aménageur Transforme le parc au XIXe siècle.
Claude de Montfaucon - Seigneur de Vézénobres (XVe s.) Origine de la seigneurie liée au château.
Abel-Antoine de Calvière - Héritier de la seigneurie Reçoit Vézénobres en 1690.

Origine et histoire du Château de Calvières

Le château de Calvières, situé à Vézénobres dans le Gard, trouve ses origines avant 1690, mais sa construction actuelle date principalement du 3e quart du XVIIIe siècle (1746-1755). Il fut érigé par l'architecte Guillaume Rollin pour Charles-François de Calvière, marquis et lieutenant général des armées du roi. Ce château de style Louis XV, rare dans la région, remplace un château-haut détruit en 1628 lors de la révolte du duc de Rohan. Il intègre des éléments du prieuré bénédictin Saint-André, alors en ruines, et se distingue par une cour d'honneur encadrée de galeries-terrasses et d'un corps principal flanqué de deux ailes.

La seigneurie de Vézénobres, associée au château, a une histoire complexe remontant au XVe siècle avec la famille de Montfaucon. Claude de Montfaucon, sénéchal de Carcassonne, en hérite en 1485 avant que la seigneurie ne passe, après des conflits juridiques, aux mains des familles de Faÿ puis de Calvière au XVIIe siècle. Abel-Antoine de Calvière en devient propriétaire en 1690, et son descendant, Charles-François de Calvière, entreprend les travaux majeurs entre 1746 et 1755. Le château, entouré d'un parc inspiré des jardins anglais et italiens, abrite une riche collection d'art dispersée par son fils pour régler des dettes.

L'architecte Guillaume Rollin, également actif à Alès, conçoit un ensemble harmonieux incluant un château d'eau, un théâtre (peut-être du XVIIIe siècle mais restauré au XIXe), et une chapelle ajoutée en 1840. Le marquis Jacques-Alexis de Calvière, influencé par ses voyages en Angleterre et en Italie, transforme le loggia du XVIIe siècle en un portique palladien et aménage le parc à l'anglaise dans les années 1850. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1947, témoigne ainsi de l'évolution des goûts architecturaux et paysagers des élites languedociennes aux XVIIIe et XIXe siècles.

Avant sa forme actuelle, le site abritait un château-haut détruit en 1628 et un château-bas cité dès 1690, caractérisé par une galerie à trois arcades et un escalier en fer à cheval. Les travaux du XVIIIe siècle intègrent des éléments décoratifs comme des balcons en fer forgé marqués du monogramme A.C. (Alphonse de Calvière), et des vestiges romains encastrés dans les murs de la galerie du premier étage. Le château passe finalement aux de Pierre de Bernis Calvière, héritiers par alliance, qui perpétuent son entretien et son embellissement jusqu'au XIXe siècle.

La protection du château en 1947 couvre l'ensemble du domaine : le corps principal, les ailes, le théâtre, les pièces d'eau, le château d'eau et la chapelle. Les dépendances, comme les écuries et les remises, complètent ce domaine qui illustre à la fois le faste aristocratique du siècle des Lumières et les adaptations architecturales des époques suivantes. Les sources, incluant les travaux d'Achille Bardon et les archives de la Société française d'archéologie, soulignent son importance patrimoniale dans le Gard et en Occitanie.

Liens externes

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