Construction initiale vers le XIIIe siècle (≈ 1350)
Château fort médiéval édifié.
1515
Première mention latine
Première mention latine 1515 (≈ 1515)
*Campus Aerati* dans un texte.
XVIe siècle
Rénovation du logis
Rénovation du logis XVIe siècle (≈ 1650)
Transformation en résidence seigneuriale.
9 juin 2006
Classement monument historique
Classement monument historique 9 juin 2006 (≈ 2006)
Première protection officielle.
25 mars 2022
Modification de l'arrêté
Modification de l'arrêté 25 mars 2022 (≈ 2022)
Mise à jour du classement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Famille d'Armagnac de Castanet - Seigneurs historiques
Propriétaires originels du château.
Chanoine Pierre Gayne - Historien local
A analysé l'étymologie de Cambayrac.
Origine et histoire
Le château de Cambayrac est un édifice médiéval situé à 3 km à l’ouest du village de Castanet, dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie. Construit autour du XIIIe siècle, il fut initialement lié à la seigneurie de Castanet, détenue par la famille d’Armagnac. Son architecture a évolué au fil des siècles : le logis date du XVIe siècle, la chapelle du XVIIe, tandis que le pigeonnier, la ferme et la cour furent ajoutés au XVIIIe, et le grenier à grains au XIXe. Ces transformations reflètent son adaptation aux besoins résidentiels et agricoles des époques successives.
Le nom Cambayrac trouve une origine controversée. Une transcription latine de 1515, Campus Aerati (« Champ d’Aerius »), est jugée fantaisiste par le chanoine Pierre Gayne. Ce dernier propose plutôt un lien avec l’anthroponyme gaulois Cambarius, associé au suffixe -acus, signifiant « propriété de Cambarius ». Ce débat étymologique illustre les incertitudes entourant les racines linguistiques de nombreux toponymes occitans, souvent marqués par des strates celtes, latines et médiévales.
Classé monument historique en 2006 (avec une modification de l’arrêté en 2022), le château incarne l’histoire féodale du Quercy et du Rouergue. Sa position géographique, à la limite nord-est de Tarn-et-Garonne, près de Villefranche-de-Rouergue et Caylus, en fait un témoin des dynamiques seigneuriales et des échanges entre ces territoires. Les remaniements successifs, du Moyen Âge à l’époque moderne, soulignent son rôle à la fois défensif, résidentiel et économique, notamment via ses dépendances agricoles (ferme, pigeonnier, grenier).