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Château de Cambiaire en Lozère

Château de Cambiaire

  • 5 Ruelle du Cap de Ville
  • 48330 Saint-Étienne-Vallée-Française
Le Château, 48330 Saint-Étienne-Vallée-Française, France

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1366
Début de la construction
1392
Acquisition des droits seigneuriaux
fin XVe siècle
Surélévation du donjon
1792
Abolition des redevances féodales
1873-1875
Restauration néo-médiévale
8 avril 1944
Incendie par les Allemands
2011
Ouverture au tourisme
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Bernard et Pierre de Raymond de Calberte - Fondateurs du château Commanditaires de la construction en 1366.
Marquis Borelly de Roqueservières - Propriétaire en 1789 Dernier seigneur avant la Révolution.
Jeanne de Cabiron - Restauratrice au XIXe siècle Ajoute chapelle et grotte de Lourdes.
Général Jean Joseph Alexandre Amédée de Cambiaire - Époux de Jeanne de Cabiron Donne son nom au château.
Mme Darnas - Architecte des Monuments Historiques Confirme la datation du XIVe siècle.

Origine et histoire

Le château de Cambiaire, construit à partir de 1366 par Bernard et Pierre de Raymond de Calberte avec l’autorisation du vicomte de Beaufort, est un exemple typique d’architecture seigneuriale médiévale. Ses tours et créneaux, symboles de pouvoir, marquent son statut de résidence noble. Le donjon carré, en pierre de schiste et quartz, date du XIVe siècle, tandis que sa surélévation et l’escalier à vis remontent à la fin du XVe siècle. Bien que conçu comme une demeure ostentatoire, il n’a jamais eu de rôle militaire défensif pour le village.

En 1392, les Raymond de Calberte acquièrent des droits de justice à Saint-Étienne, devenant co-seigneurs jusqu’au XVIIIe siècle. Le château passe ensuite aux Cabiron par alliance, puis au marquis Borelly de Roqueservières, qui le possède encore en 1789. Contrairement à d’autres demeures nobles de la région, il échappe aux dégradations révolutionnaires en 1792, malgré la pression des manants pour l’abolition des redevances féodales. Son nom actuel vient du général Jean Joseph Alexandre Amédée de Cambiaire, époux d’une descendante des Cabiron.

Au XIXe siècle, Jeanne de Cabiron fait restaurer le château dans un style néo-médiéval, ajoutant une chapelle néogothique (1875) et une réplique de la grotte de Lourdes. Le site devient un lieu de pèlerinage catholique jusqu’aux années 1940. Le 8 avril 1944, les troupes allemandes incendient le château en représailles à son utilisation comme QG par le maquis Bir-Hakeim, détruisant son mobilier et sa bibliothèque. Racheté et restauré après-guerre, il perd partiellement l’aspect élancé de ses tourelles. Longtemps propriété privée, il est aujourd’hui dédié au tourisme avec gîtes et chambres d’hôtes.

Liens externes

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