Château de Camou à Aïcirits-Camou-Suhast dans les Pyrénées-Atlantiques

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Camou

  • Le Bourg
  • 64120 Aïcirits-Camou-Suhast
Château de Camou
Château de Camou
Château de Camou
Crédit photo : Evillafruela - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Origine de la motte
XIIe ou XIVe siècle
Château initial
1523
Incendie du château
Fin du XVe siècle
Rénovations majeures
1635
Changement de propriétaire
1791-1792
Mise sous séquestre
1826
Bâtiment encore préservé
1860
Démolition partielle
1983
Vente à la commune
1993
Classement historique
2001
Réouverture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancien château (cad. D 561), avec sa motte féodale, le fossé qui l'entoure (cad. D 562), et le sol archéologique de son ancienne basse-cour (cad. D 386, 388) : inscription par arrêté du 8 octobre 1993

Personnages clés

Philibert de Chalon Commandant des troupes de Charles Quint ayant incendié le château en 1523.
Pierre de Gassion Nouveau propriétaire du château à partir de 1635.
Jean Elgart Personnalité à qui est dédié le musée de la vie rurale et agricole.
Louis Choury Créateur de maquettes fonctionnelles exposées dans le château.
Léonard de Vinci Artiste dont les notes et croquis ont inspiré les maquettes exposées.
Francesco di Giorgio Martini Artiste dont les notes et croquis ont inspiré les maquettes exposées.

Origine et histoire du Château de Camou

L'ancien château de Camou s'élève sur une motte féodale dont le fossé est partiellement conservé. Les sources divergent sur ses origines : il s'agit d'une maison-forte du XVIIe siècle édifiée à l'emplacement d'un château plus ancien (XIIe ou XIVe selon les sources), lui-même fondé sur une motte attribuée au XIe siècle. Le site a connu des remaniements et des agrandissements à la fin du XVe siècle et semble avoir été incendié en 1523 par les troupes de Charles Quint commandées par Philibert de Chalon. La famille de Camou s'éteint au début du XVIIe siècle et, par mariage, la seigneurie passe en 1635 à Pierre de Gassion ; le domaine devient un marquisat entre 1660 et 1741. En mauvais état à la Révolution, l'édifice est mis sous séquestre en 1791-1792 selon les sources puis acheté par la famille d'Abbadie d'Ithorrots qui l'utilise comme ferme. Le cadastre de 1826 montre un bâtiment encore préservé, mais vers 1860 la moitié orientale est démolie et la partie restante sert de grenier. La partie subsistante fait l'objet de travaux de rénovation dans les années 1980 et 1990 ; elle est vendue pour un franc symbolique à la commune d'Aïcirits-Camou-Suhast en 1983, inscrite aux monuments historiques par arrêté du 8 octobre 1993 avec la motte, le fossé et les vestiges de l'ancienne basse-cour, puis rouverte au public après restauration en 2001. L'édifice actuel présente des traces d'arrachement là où la moitié orientale a été détruite et des fondations révèlent l'existence d'une tour d'escalier ronde. Le mur est, d'épaisseur d'environ 1,5 m, est attribué au XIVe siècle et comporte une meurtrière orientée vers l'intérieur du bâtiment. Le château compte trois niveaux, dont un niveau de combles qui a servi de grenier ; les étages sont desservis par une tour d'escalier ronde au sud‑ouest, pourvue de latrines accolées. La partie supérieure de cette tourelle, effondrée, a été reconstituée en bois et un escalier en bois y a été installé. Le style garde des éléments de la Renaissance, visibles notamment dans des fenêtres à meneaux, et subsistent de petites meurtrières à ouverture horizontale. Le château est entouré d'éléments dépendants, dont une ancienne borde et l'église de l'Ascension, toutes deux datées du XIVe siècle. Aujourd'hui, le rez-de-chaussée abrite le musée de la vie rurale et agricole, nommé salle Jean Elgart, qui présente une collection d'outils anciens et une histoire du métayage. L'escalier en colimaçon de la tourelle conduit à l'étage où sont exposés l'historique des seigneurs de Camou (de 1060 à 1635) et celui de la famille de Gassion (de 1635 à 1791), ainsi qu'une collection de maquettes fonctionnelles réalisées par Louis Choury d'après des notes et croquis de Léonard de Vinci et de Francesco di Giorgio Martini.

Liens externes