Frise chronologique
XIVe–XVe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Corps principal et enceinte fortifiée édifiés.
XVIe siècle
Ajouts défensifs
Ajouts défensifs
XVIe siècle (≈ 1650)
Bouches à feu et ouvertures ajoutées.
1791
Émigration d'Henri Ignace
Émigration d'Henri Ignace
1791 (≈ 1791)
Biens saisis comme biens d’émigré.
1791–1795
Saisie révolutionnaire
Saisie révolutionnaire
1791–1795 (≈ 1793)
Biens confisqués comme émigré.
1804
Domaine de la Légion d'honneur
Domaine de la Légion d'honneur
1804 (≈ 1804)
Intégré temporairement aux biens nationaux.
1811
Vente aux Bertrand de Crozefon
Vente aux Bertrand de Crozefon
1811 (≈ 1811)
Château racheté par famille apparentée.
1813
Rénovations majeures
Rénovations majeures
1813 (≈ 1813)
Nouvelle façade sud et destruction partielle.
2001
Classement monument historique
Classement monument historique
2001 (≈ 2001)
Protection des façades et enceinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du logis et des communs ainsi que la totalité de l'enceinte avec ses tours (cad. A 605, 791, 792) : inscription par arrêté du 12 avril 2001
Personnages clés
| Antoine I de Lustrac - Ancêtre de la branche de Canabazès |
Transmet le château par héritage. |
| Henri Ignace de Lustrac de Canabazès (1773–1859) - Dernier propriétaire Lustrac |
Émigré, biens saisis en 1795. |
| François-Joseph de Bertrand de Crozefon (1770–1858) - Restaurateur du château |
Acheteur et rénovateur post-révolutionnaire. |
| Antoine Ier de Lustrac - Ancêtre de la branche |
Fondateur de la lignée de Lustrac de Canabazès. |
Origine et histoire
Le château de Canabazès, situé dans la commune de Lacaussade en Lot-et-Garonne, est une construction majoritairement datée du XVIe siècle, bien que certaines parties remontent aux XIVe et XVe siècles. Il fut la propriété de la famille de Lustrac pendant quatre siècles, après avoir été hérité par Antoine I de Lustrac au XVIe siècle. Cette famille, dite « de Canabazès », marqua profondément l’histoire du lieu, notamment par son implication dans les conflits de la Révolution française.
En 1791, Henri Ignace de Lustrac de Canabazès (1773-1859), noble émigré, vit ses biens saisis en 1795 en tant que biens d’émigré. Le château devint alors propriété du domaine foncier de la Légion d’honneur en 1804, avant de revenir aux Lustrac en 1811. Il fut ensuite vendu à la famille de Bertrand de Crozefon, apparentée par alliance, qui entreprit des travaux de réparation et de remaniement au début du XIXe siècle. En 1813, une nouvelle façade sud fut ajoutée, et une partie du bâtiment fut détruite pour agrandir la terrasse.
Le château a conservé des éléments défensifs du XVIe siècle, comme des bouches à feu, ainsi que son enceinte fortifiée, rare exemple intact parmi les petits châteaux agenais de cette époque. Les seigneurs de Canabazès étaient inhumés dans la chapelle Saint-Pardoux, aujourd’hui en ruines, dont les fonts baptismaux sont conservés dans le château. Ce dernier apparaît sur la carte de Cassini de 1750 sous l’orthographe Canabasès.
Classé monument historique en 2001, le château de Canabazès illustre l’évolution architecturale et sociale d’une seigneurie rurale, entre Moyen Âge tardif et époque moderne. Ses façades, toitures, communs et enceinte avec ses tours sont protégés, témoignant de son importance patrimoniale dans la région Nouvelle-Aquitaine.