Origine du fief XIIe siècle (≈ 1250)
Première mention historique du domaine de Canteloup.
vers 1610
Construction du château
Construction du château vers 1610 (≈ 1610)
Commandé par Jacques II Hallé sur un fief médiéval.
24 avril 1910
Incendie majeur
Incendie majeur 24 avril 1910 (≈ 1910)
Dégâts nécessitant une restauration des parties hautes.
2 décembre 1997
Inscription MH
Inscription MH 2 décembre 1997 (≈ 1997)
Protection des façades, toitures et intérieurs remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir commune de : Amfreville-sous-les-Monts
Personnages clés
Jacques II Hallé - Commanditaire du château
Bourgeois rouennais, propriétaire en 1610.
Origine et histoire
Le château de Canteloup est un édifice du 1er quart du XVIIe siècle, situé sur les communes d’Amfreville-sous-les-Monts et de Romilly-sur-Andelle, dans le département de l’Eure (Normandie). Construit vers 1610 pour Jacques II Hallé, issu d’une famille de bourgeois rouennais, il remplace un fief attesté depuis le XIIe siècle. Le bâtiment incarne les canons architecturaux de l’époque : plan massé, façades en brique et pierre, escalier central à rampe sur rampe, rez-de-chaussée voûté en anse de panier, et tourelles d’angle coiffées d’un haut comble. L’ensemble est complété par des dépendances (communs, chapelle Sainte-Marguerite, cellier à couloir central) reflétant son statut de résidence seigneuriale.
Le château subit un incendie le 24 avril 1910, nécessitant une restauration majeure au début du XXe siècle, notamment pour ses parties hautes. Ce sinistre marque un tournant dans son histoire matérielle, bien que sa structure d’origine soit globalement préservée. Les éléments intérieurs remarquables (rez-de-chaussée, escalier, cellier, chapelle) ainsi que les façades et toitures font l’objet d’une protection par arrêté du 2 décembre 1997, classant le site parmi les monuments historiques.
Le fief de Canteloup, mentionné dès le XIIe siècle, illustre la continuité d’occupation noble de ce territoire. Son acquisition par Jacques II Hallé en 1610 s’inscrit dans une période de renouveau architectural en Normandie, où les élites urbaines (comme les bourgeois de Rouen) investissent dans des résidences campagnardes. La chapelle Sainte-Marguerite et le cellier, avec ses niches latérales, témoignent de la dimension à la fois religieuse et utilitaire de ces domaines. Aujourd’hui, le château reste une propriété privée, sans accès public systématique, mais son inscription patrimoniale en garantit la conservation.
Situé en bordure de la vallée de la Seine, à l’écart du bourg d’Amfreville-sous-les-Monts, le château bénéficie d’un cadre paysager remarquable, face à la Grande île. Cette localisation stratégique, à la fois isolée et connectée par le fleuve, reflète les enjeux économiques et sociaux de l’époque moderne, où les seigneurs combinent retrait campagnard et contrôle des axes de communication. Les matériaux (brique rouge, pierre calcaire) et le style architectural rappellent les influences flamandes et parisiennes alors en vogue en Normandie.
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