Château de Caramagne à Chambéry en Savoie

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Caramagne

  • Rue de Saint-Ombre
  • 73000 Chambéry
Château de Caramagne
Château de Caramagne
Château de Caramagne
Château de Caramagne
Crédit photo : francois73 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction initiale
1783
Acquisition par Bellegarde
1812
Changement de propriétaire
1820
Mariage de Lamartine
3 janvier 1963
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ainsi que les deux pavillons d'entrée (cad. 264, 265, 256, 255bis, 255) : inscription par arrêté du 3 janvier 1963

Personnages clés

Bernadino Becchi Juriste originaire du Piémont, constructeur du château au XVIe siècle.
Frédéric de Bellegarde Propriétaire du château en 1783, responsable des décorations intérieures.
Joseph Gillet Ancien militaire, propriétaire du château en 1812.
Alphonse de Lamartine Poète français qui a épousé Marianne Elisa Birch au château en 1820.

Origine et histoire du Château de Caramagne

Château de Caramagne

Le château de Caramagne est une propriété privée située à Chambéry (Savoie), en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques depuis le 3 janvier 1963 ; trois éléments y sont explicitement mentionnés : un pavillon (1963), une élévation (2001) et la toiture (2003). Édifié au sommet de la colline de la Boisse, il domine la ville et se trouve aujourd’hui à proximité du quartier des Hauts-de-Chambéry, le long de la rue de Saint-Ombre qui relie le quartier de Chantemerle à l’ancien hameau de Chambéry-le-Vieux. Les hauteurs qui l’entourent, autrefois composées de prés et de champs, ont été progressivement urbanisées, mais le château conserve à ses abords, au sud, le parc sportif des Cèdres et un pré préservé de l’autre côté.

La maison a des origines plus anciennes que ne le suggèrent ses décors : elle fut bâtie au XVIe siècle par le juriste Bernadino Becchi, originaire du village de Caramagna dans le Piémont. La propriété passa ensuite à la famille des Bertrand de la Pérouse puis à Frédéric de Bellegarde en 1783 ; c’est à cette époque que seraient intervenus des artistes piémontais, inconnus, pour la décoration du grand salon à la fin du XVIIIe siècle et pour les façades au début du XIXe siècle. En 1812, Joseph Gillet, ancien militaire, prend possession du château ; il le loue en 1820 à la marquise de La Pierre, une Anglaise mariée à un Chambérien, et à madame Birch. Le poète Alphonse de Lamartine rencontra en 1819 Marianne Elisa Birch et l’épousa l’année suivante au château ; le grand salon, orné de stucs, reste associé au contrat de mariage signé le 25 mai 1820.

L’architecture intérieure présente une loggia soutenue par des colonnes de marbre, inspirée des palais italiens, où des peintures à la détrempe simulent des colonnes en perspective. Aux extrémités de la loggia, deux groupes sculptés figurent à gauche l’enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus et à droite l’enlèvement d’Europe par Jupiter. Le plafond principal est couvert d’un décor de stucs en rocailles et volutes disposés autour d’un caisson voûté central. Le domaine donne une impression italienne aux abords de Chambéry : une imposante entrée bordée de communs en hémicycle ouvre sur une grande allée de platanes.

Le château accueille ponctuellement des spectacles ; la compagnie Les Rémouleurs y a notamment présenté « Nouveau spectacle extraordinaire », d’après Le masque de la mort rouge d’Edgar Poe. Il est également ouvert au public lors de la journée du patrimoine. Des ressources et illustrations sont disponibles, notamment sur Wikimedia Commons, dans la base Mérimée et sur le site officiel du château.

Liens externes