Château de Careil à Guérande en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Careil

  • 33 Rue du Château de Careil
  • 44350 Guérande
Château de Careil
Château de Careil
Château de Careil
Château de Careil
Château de Careil
Château de Careil
Château de Careil
Château de Careil
Château de Careil
Château de Careil
Crédit photo : KaTeznik - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIVe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Agrandissement du château
1589
Attaque pendant les guerres de Religion
XVIe siècle
Période protestante
1699
Vente aux enchères
1798
Modification des fenêtres
1825
Effondrement du donjon
1925
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Careil : inscription par arrêté du 16 juillet 1925

Personnages clés

Jean II du Bouays Noble protestant propriétaire du château aux XVIe et XVIIe siècles.
Henri IV Roi de France ayant promulgué l'édit de Nantes en 1598.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Famille La Chapelle de la Rochegeffart Propriétaire du château après la période protestante.
Famille Marion Propriétaire du château depuis 1996.

Origine et histoire du Château de Careil

Le château de Careil est un manoir fortifié d'origine médiévale, situé près du village de Careil, sur la commune de Guérande (Loire-Atlantique, Pays de la Loire), et dépendait jusqu'en 1789 de la province de Bretagne. Construit à partir de la fin du XIVe siècle et agrandi aux XVe et XVIe siècles, il a d'abord eu une fonction défensive, comme l'atteste la courtine crénelée qui subsiste. Il ne reste que deux des quatre ailes originelles : le logis seigneurial au nord et l'ancienne garnison à l'ouest. Le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 16 juillet 1925. Habité à l'année, il accueille des visiteurs pendant la belle saison.

Situé un peu à l'est du village de Careil, le château se trouve à environ 1,5 km de la gare de La Baule-Escoublac et à 3,5 km du centre-ville de Guérande ; il est à 15 km à l'ouest de Saint-Nazaire, 90 km à l'ouest de Nantes et 50 km au sud-est de Vannes. On y accède par la rue du Château Careil qui part de la RD 92 et se prolonge par la rue Brenave, ou par la piste cyclable reliant La Baule (avenue des Salines) à Guérande-centre, aménagée sur l'emprise d'une ancienne voie ferrée.

La seigneurie est passée entre les mains de plusieurs familles au fil du temps, souvent par mariage de l'héritière ou par achat. Aux XVIe et XVIIe siècles, le château appartient à des nobles protestants, notamment Jean II du Bouays dans les années 1550-1580, et les anciennes écuries de la garnison servent de lieu de culte ; le site devient alors un point d'appui pour les protestants de la presqu'île guérandaise, au côté d'un temple à Guérande et d'un autre à la Roche-Bernard, tandis que le manoir de Kervaudu au Croisic appartient également à une famille protestante. Pendant les guerres de Religion, il est attaqué et pillé le 11 mai 1589 par les troupes de la Ligue catholique. En 1699, quatorze ans après la révocation de l'édit de Nantes (promulgué par Henri IV en 1598), le manoir est saisi et vendu aux enchères.

Il a ensuite appartenu successivement aux familles La Chapelle de la Rochegeffart, Foucher de Careil, Maillard, puis Davenière à partir de 1933, et enfin Marion depuis 1996. Après avoir été transformé en restaurant au début du XXe siècle, le site est aujourd'hui habité en permanence et partiellement ouvert à la visite.

Le château conserve des éléments de la Renaissance, notamment des lucarnes ornées de coquilles, mais il a été conçu initialement autour d'une cour carrée entourée d'une douve et accessible par un pont-levis défendu par deux tours et un mur au sud, qui ont aujourd'hui disparu. Le logis seigneurial au nord, de style renaissance, a subsisté ; ses fenêtres à meneau ont été modifiées après l'instauration de l'impôt sur les portes et fenêtres en 1798. Le donjon originel, situé à l'arrière du logis, s'est effondré au milieu du XIXe siècle par manque d'entretien, mais une partie de l'escalier qui y conduisait reste visible dans le vestibule.

L'aile ouest, ancienne garnison toujours visible, accueillait à l'origine quarante soldats : le rez-de-chaussée abritait les écuries et une salle commune, l'étage servait de dortoir où l'on couchait sur des paillasses, et des ouvertures sous les lucarnes permettaient d'évacuer la paille usée dans la cour et de hisser la paille fraîche malgré la difficulté posée par l'escalier en colimaçon. Au XIXe siècle, le château ayant perdu sa vocation défensive, de nouvelles ouvertures furent percées au rez-de-chaussée, notamment des fenêtres et une porte-fenêtre. L'aile est a disparu dans un incendie accidentel au XVIIIe siècle ; elle comportait une cuisine d'où le feu serait parti, un four banal, une chapelle et un pigeonnier, et les parties endommagées n'ont pas été restituées, les pierres ayant été remployées, si bien qu'il n'en reste aucune trace. Après cet incendie, une cuisine plus petite et une chapelle furent aménagées dans l'aile de l'ancienne garnison.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.