Frise chronologique
Xe siècle
Origines du château
Origines du château
Xe siècle (≈ 1050)
Première occupation présumée du site.
1153 et 1170
Bulles papales
Bulles papales
1153 et 1170 (≈ 1170)
Protection de la chapelle Sainte-Marie.
XIIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour
XIIe siècle (≈ 1250)
Tour de guet sur fondations anciennes.
1251
Partage de la vicomté
Partage de la vicomté
1251 (≈ 1251)
Hélis de Turenne et Hélie Rudel reçoivent Carlux.
1405-1406
Guerre de Cent Ans
Guerre de Cent Ans
1405-1406 (≈ 1406)
Prise et incendie par les Anglais.
1481
Démantèlement ordonné
Démantèlement ordonné
1481 (≈ 1481)
Par Louis XI au sénéchal du Périgord.
avant 1525
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
avant 1525 (≈ 1525)
Logis et tours érigés.
1593
Siège royal
Siège royal
1593 (≈ 1593)
Reprise après trois semaines.
1723-Révolution
Vicomté des Noailles
Vicomté des Noailles
1723-Révolution (≈ 1723)
Période d’appartenance à cette famille.
1840-1850
Destructions partielles
Destructions partielles
1840-1850 (≈ 1845)
Pour construire une route.
1927
Première protection
Première protection
1927 (≈ 1927)
Inscription aux monuments historiques.
1992
Don à la commune
Don à la commune
1992 (≈ 1992)
Début des travaux de restauration.
2022
Classement définitif
Classement définitif
2022 (≈ 2022)
Remplace l’inscription de 1927.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble castral du château de Carlux, en totalité, sur la parcelle n° 1570 de la section C du cadastre, y compris le sol de la parcelle, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 7 décembre 2022
Personnages clés
| Hélis (Alix) de Turenne - Vicomtesse de Turenne |
Propriétaire en 1251 avec Hélie Rudel. |
| Hélie Rudel d’Aillac III - Seigneur et époux d’Hélis |
Co-propriétaire du castrum en 1251. |
| Marguerite de Turenne - Héritière unique |
Épouse Renaud III de Pons en 1251. |
| Philippe le Bel - Roi de France |
Engagement en 1304 pour le domaine royal. |
| Louis XI - Roi de France |
Ordonne le démantèlement en 1481. |
| Famille Noailles - Vicomtes de Carlux |
Propriétaires de 1723 à la Révolution. |
Origine et histoire
Le château de Carlux, implanté sur la commune éponyme en Dordogne, trouve ses origines au Xe siècle, avec une première tour de guet érigée au XIIe siècle sur d’anciennes fondations. Une chapelle dédiée à Sainte-Marie, mentionnée dans des bulles papales de 1153 et 1170, attestait déjà de son importance religieuse et stratégique. Le site dépendait alors du diocèse de Cahors et de la sénéchaussée de Sarlat, couvrant une vingtaine de paroisses. Propriété des vicomtes de Turenne, il fut partagé en 1251 entre Hélis de Turenne et son époux Hélie Rudel d’Aillac, avant de passer à leur fille Marguerite, épouse de Renaud III de Pons.
Pendant la guerre de Cent Ans, le château fut un enjeu majeur : pris par les Anglais en 1405, incendié en 1406, puis repris à plusieurs reprises avant d’être partiellement ruiné. Louis XI ordonna son démantèlement en 1481, mais un nouveau logis encadré de tours fut reconstruit avant 1525. Lors des guerres de religion, il servit de repaire aux protestants avant d’être repris par les troupes royales en 1593 après un siège de trois semaines. La famille Noailles en devint vicomte de 1723 à la Révolution.
Le château subit des destructions partielles entre 1840 et 1850 pour la construction d’une route, puis perd une tour en 1940. Classé monument historique depuis 1927 (inscription remplacée par un classement en 2022), il fut cédé à la commune en 1992. Des travaux de restauration visent aujourd’hui à préserver ce patrimoine médiéval emblématique, témoin des conflits et des transformations architecturales de la Dordogne.
L’ensemble castral, incluant donjon et tour d’entrée, illustre les évolutions défensives et résidentielles du Périgord. Les vestiges actuels, bien que fragmentaires, offrent un aperçu des stratégies militaires et de la vie seigneuriale entre Moyen Âge et époque moderne. Les sources archivistiques, comme les bulles papales ou les lettres royales, soulignent son rôle dans les dynamiques politiques régionales.