Frise chronologique
IXe siècle
Construction initiale
Construction initiale
IXe siècle (≈ 950)
Place défensive sur site gallo-romain
960
Chapelle construite
Chapelle construite
960 (≈ 960)
Abrite le caveau familial
1437
Transmission familiale ininterrompue
Transmission familiale ininterrompue
1437 (≈ 1437)
Jamais vendu, passé par alliances successives.
XVIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIe siècle (≈ 1750)
Escalier, porte d’honneur, cheminées ajoutés.
XIVe et XVIIe siècles
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XIVe et XVIIe siècles (≈ 1750)
Modifications architecturales significatives
1787
Mariage de Claude-Marie de Lastic
Mariage de Claude-Marie de Lastic
1787 (≈ 1787)
Union avec l’héritière du château
1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1984 (≈ 1984)
Inscription officielle
2015
Prix de restauration
Prix de restauration
2015 (≈ 2015)
Grand trophée Propriétés de France
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 271) : inscription par arrêté du 11 octobre 1984
Personnages clés
| Claude-Marie de Lastic Saint-Jal - Comte et gouverneur de Carcassonne |
Époux de l’héritière en 1787 |
| Henriette de Lacapelle - Héritière du château |
Fille de la propriétaire au XVIIIe |
| Jean-Albert de Lastic - Neveu de la comtesse de Ségur |
Modèle pour *Un bon petit diable* |
| Lyonnel et Jeanne de Lastic - Propriétaires-restaurateurs |
Rénovation depuis les années 1980 |
| François de la Valette - Seigneur de Parisot (1617) |
Ajoute escalier, porte d’honneur, cheminées. |
Origine et histoire
Le château de Cas, situé à Espinas (Tarn-et-Garonne), trouve ses origines au IXe siècle sur un site gallo-romain. Intégré aux possessions de la commanderie templière de La Capelle-Livron, il fut remanié aux XIVe, XVIIe et XVIIIe siècles. La chapelle (960) abrite un caveau familial, tandis que le donjon et les tours, partiellement détruits pendant la Révolution, témoignent de son rôle défensif sur la route entre Caylus et Saint-Antonin. Les archères cruciformes et créneaux du château primitif restent visibles dans l’aile est.
Au XVIIIe siècle, Claude-Marie de Lastic Saint-Jal, gouverneur de Carcassonne, épouse l’héritière du château, Henriette de Lacapelle, consolidant son ancrage aristocratique. Le domaine, jamais vendu depuis 1437, subit des dégradations majeures : pillages révolutionnaires (meubles brûlés, armoiries détruites), puis dommages pendant la Seconde Guerre mondiale après une dénonciation aux Allemands. Ces derniers, cherchant en vain des munitions cachées pour les Forces françaises libres, saccagèrent partiellement les lieux. Les restaurations débutent à la fin du XIXe siècle, puis dans les années 1980 par Lyonnel et Jeanne de Lastic.
Classé Monument Historique en 1984, le château conserve des archives datant de 1310 et abrite une chambre dite « Louis XIV », où Philippe IV le Bel aurait séjourné. Jean-Albert de Lastic, neveu de la comtesse de Ségur, aurait inspiré Un bon petit diable. Depuis 1983, le site se visite et accueille événements privés. En 2015, il reçoit le Grand Trophée de la plus belle restauration, récompensant ses travaux de préservation.
L’architecture mêle éléments médiévaux (salles voûtées, donjon quadrangulaire) et ajouts classiques (escalier monumental, cheminées de pierre). Le pigeonnier et le jardin, reconstruits au XVIIIe siècle, complètent l’ensemble. Les façades, percées de fenêtres à meneaux, illustrent les transformations des XVIIe et XVIIIe siècles. Le château commande toujours la vallée, symbole d’un patrimoine familial ininterrompu depuis six siècles.