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Château de Cascastel à Cascastel-des-Corbières dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Cascastel

  • 2 Rue du Pont Vieux
  • 11360 Cascastel-des-Corbières
Château de Cascastel
Château de Cascastel
Château de Cascastel
Château de Cascastel
Château de Cascastel
Château de Cascastel
Château de Cascastel
Crédit photo : ArnoLagrange - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
11360 Cascastel-des-Corbières, 2 Rue du Pont Vieux

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la tour
1390
Reconstruction du fort
1734
Acquisition par les Pailhoux
1737–1750
Création des gypseries
1808
Mort de Joseph Gaspard
1948, 2001
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour carrée avec carrelage de la salle basse, ainsi que le four adjacent : inscription par arrêté du 10 avril 1948 - Château en totalité (cad. A 2431) : inscription par arrêté du 9 novembre 2001

Personnages clés

Marie-Thérèse de Ros y Sorribes - Dame de Cascastel (veuve Pailhoux) Commanditaire des gypseries (1737)
Joseph Gaspard de Pailhoux de Cascastel - Dernier seigneur et maire Héritier, exploitant minier, mort en 1808
Jean Guillot-Duhamel - Ingénieur des mines Associé aux exploitations d’antimoine
Jean-Antoine Chaptal - Chimiste et industriel Partenaire minier de Joseph Gaspard
Luc Dagobert - Général, gendre de Joseph Gaspard Associé aux mines via son mariage

Origine et histoire du Château de Cascastel

Le château de Cascastel, situé dans l’Aude, trouve ses origines au XIIe siècle avec une tour de guet massive aux murs de 2,50 m d’épaisseur, conçue pour abriter archives seigneuriales et celliers. Un escalier creusé dans la pierre permettait aux guetteurs d’accéder à la plateforme, tandis que l’entrée, située au premier étage, était protégée par des moyens mobiles retractables. En 1390, une charte atteste de la reconstruction rapide du fort (en moins de trois ans) après des raids aragonais, bien que le reste du site fût alors en mauvais état. La tour, seule vestige du fort primitif, était alors partagée entre l’abbé de Lagrasse et des co-seigneurs laïcs comme Raymond de Castel.

Au XVIIe siècle, un corps de logis s’adosse à la tour, ouvrant sur une terrasse. Le château connaît son apogée au XVIIIe siècle sous l’impulsion de Marie-Thérèse de Ros y Sorribes, veuve de Gaspard de Pailhoux, qui acquiert le fief en 1734 et entreprend des travaux majeurs. Son fils, Joseph Gaspard de Pailhoux de Cascastel (1726–1808), dernier seigneur du lieu, achève l’aménagement du salon des gypseries (1737–1750), orné de quatre panneaux allégoriques (Chasse, Jardin, Volière, Champs) et d’un portrait de sa mère en Diane chasseresse. Ce décor, mêlant styles Louis XIII à Louis XV, témoigne de la richesse artistique de l’époque.

Le château, lié à l’exploitation minière locale (antimoine, mines des Corbières) en partenariat avec des figures comme l’ingénieur Jean Guillot-Duhamel ou le chimiste Jean-Antoine Chaptal, devient aussi un symbole de la transition post-révolutionnaire. Joseph Gaspard, maire de Cascastel après 1789, y meurt en 1808. Classé Monument Historique en 1948 (tour et four) puis en 2001 (intégralité), le site inclut aussi un pont à quatre arches reliant le château à son parc, inscrit aux sites naturels depuis 1943.

L’édifice illustre ainsi trois époques clés : la fonction défensive médiévale (XIIe–XIVe siècles), la renaissance seigneuriale (XVIIe siècle) et l’âge d’or aristocratique (XVIIIe siècle), avant de devenir un patrimoine communal ouvert à la visite. Les gypseries, chef-d’œuvre baroque, et les archives conservées dans la tour en font un témoignage rare de l’histoire locale, des raids aragonais aux Lumières minières.

Liens externes

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