Frise chronologique
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Maison forte des comtes de Toulouse
XVIIe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure
XVIIe siècle (≈ 1750)
Transformation en bâtisse résidentielle à deux étages
21 avril 1991
Première protection
Première protection
21 avril 1991 (≈ 1991)
Inscription façades et toitures
10 mars 1995
Classement partiel
Classement partiel
10 mars 1995 (≈ 1995)
Salle peinte et aile est protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château (cad. AM 7, 271) : inscription par arrêté du 21 avril 1991. Salle avec son plafond peint du premier étage à l'angle sud ; est du château (cad. AM 7) : classement par arrêté du 10 mars 1995 . Aile est du château (cad. AM 7) : inscription par arrêté du 10 mars 1995
Personnages clés
| Comtes de Toulouse - Propriétaires initiaux |
Place forte médiévale sous leur contrôle |
Origine et histoire
Le château de Castelferrus, situé dans le village éponyme du département de Tarn-et-Garonne en Occitanie, trouve ses origines au XIVe siècle comme maison forte aux murs épais, cantonnée de tours quadrangulaires. Ce monument, initialement conçu comme une place forte des comtes de Toulouse, reflète l’importance stratégique de la région à cette époque, marquée par des conflits et la nécessité de contrôler les territoires bordant la Garonne.
Au XVIIe siècle, le château subit un remaniement complet pour devenir une imposante bâtisse de deux étages, perdant partiellement son caractère défensif au profit d’un usage résidentiel plus confortable. Les transformations incluent l’ajout de plafonds à la française, de longs couloirs desservant de vastes pièces, et de cheminées en stuc ornées de décors du XVIIIe siècle. Une aile en équerre, aujourd’hui partiellement visible, dominait autrefois un fossé, témoignant de son passé militaire.
Parmi les éléments remarquables, une grande salle du premier étage conserve des poutres peintes illustrant des scènes de bataille, de chasse, ainsi que des motifs symboliques comme un squelette sur un char tiré par des cerfs ailés ou un putti assis sur un crâne. Ces décors, associés à un blason non identifié, suggèrent une volonté de prestige de la part des propriétaires, probablement liés à l’aristocratie locale. Le château, partiellement protégé au titre des monuments historiques depuis 1991 et 1995, incarne ainsi l’évolution architecturale et sociale de la région, du Moyen Âge à l’époque moderne.
La localisation du château, derrière l’église et dominant la première terrasse de la Garonne, souligne son rôle historique dans la surveillance des voies fluviales et terrestres. À seulement 4 km au sud-sud-ouest de Castelsarrasin, il s’inscrit dans un réseau de fortifications destinées à sécuriser les frontières du comté de Toulouse. Aujourd’hui, bien que certaines parties comme le mur de briques ouest aient disparu, les vestiges visibles et les éléments intérieurs préservés offrent un aperçu de son passé prestigieux.
Les protections légales concernent spécifiquement les façades, les toitures, la salle aux poutres peintes du premier étage, ainsi que l’aile est, classées ou inscrites entre 1991 et 1995. Ces mesures reflètent la valeur patrimoniale du site, tant pour son architecture que pour ses décors intérieurs, rares témoignages des goûts artistiques des XVIIe et XVIIIe siècles dans la région.
Enfin, le château de Castelferrus, bien que moins documenté que d’autres monuments majeurs, reste un exemple significatif de l’adaptation des châteaux forts en résidences seigneuriales pendant la période moderne. Son histoire, liée à celle des comtes de Toulouse puis à une aristocratie locale moins connue, mérite une attention particulière pour comprendre les dynamiques politiques et culturelles de l’Occitanie médiévale et classique.