Construction du belvédère 1610 (≈ 1610)
Observatoire astronomique bâti par Guillaume de Nautonier.
1er quart XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 1er quart XVIe siècle (≈ 1625)
Période de construction du château original.
1628
Destruction du château
Destruction du château 1628 (≈ 1628)
Pillé et détruit lors d’un événement non précisé.
1835
Reconstruction par de Solages
Reconstruction par de Solages 1835 (≈ 1835)
Château reconstruit avec réemplois d’éléments toulousains.
1er décembre 1993
Protection partielle
Protection partielle 1er décembre 1993 (≈ 1993)
Inscription des façades, belvédère, orangerie et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Belvédère, orangerie, chapelle ; façade principale du château (cad. AR 29, 93) : inscription par arrêté du 1er décembre 1993
Personnages clés
Guillaume de Nautonier - Géographe du roi Henri IV
Commanditaire du belvédère-observatoire en 1610.
Chevalier de Solages - Propriétaire et reconstructeur
Reconstruit le château en 1835 avec des réemplois.
Origine et histoire du Château de Castelfranc
Le château de Castelfranc, situé à Montredon-Labessonnié dans le Tarn (région Occitanie), est un monument dont les origines remontent au 1er quart du XVIe siècle. Aujourd’hui, il ne subsiste de l’ancien château que le belvédère, construit en 1610, qui témoigne de son importance historique et architecturale. Ce bâtiment rectangulaire, cantonné d’une tour carrée servant d’observatoire, est agrémenté d’une galerie extérieure en bois inspirée des hourdages médiévaux. Le site a connu des transformations majeures après sa destruction en 1628, puis sa reconstruction partielle en 1835 par la famille de Solages, qui y a intégré des éléments architecturaux réemployés depuis des édifices toulousains.
Le château est étroitement lié à Guillaume de Nautonier, géographe du roi Henri IV, qui y fit construire le premier observatoire astronomique de France. Après avoir été pillé et détruit en 1628, le domaine fut partiellement reconstruit au XVIIe siècle, avant d’être entièrement réaménagé en 1835. Les Solages, puis la famille de Pierre de Bernis, en héritèrent et contribuèrent à sa préservation. Depuis 1993, certains éléments du château, comme la façade principale, le belvédère, l’orangerie et la chapelle, sont protégés au titre des monuments historiques.
La disposition actuelle du château et de ses annexes (orangerie, chapelle) forme un ensemble en L, situé en bordure de l’esplanade de l’ancien château. Ce monument illustre ainsi plusieurs époques, mêlant vestiges Renaissance, reconstructions du XIXe siècle et réemplois d’éléments toulousains. Son histoire reflète les évolutions architecturales et les bouleversements politiques de la région, depuis sa fonction initiale jusqu’à sa valorisation patrimoniale contemporaine.