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Frise chronologique
XIe siècle
Origines du château
Origines du château
XIe siècle (≈ 1150)
Fondation par Hugues de Castelnau, première enceinte.
1159
Siège d'Henri II Plantagenêt
Siège d'Henri II Plantagenêt
1159 (≈ 1159)
Prise temporaire du château pendant la guerre.
XIVe siècle
Réaménagements défensifs
Réaménagements défensifs
XIVe siècle (≈ 1450)
Adaptation à l’artillerie, construction de la chapelle.
1542
Mariage de Gui Ier
Mariage de Gui Ier
1542 (≈ 1542)
Union avec Louise de Bretagne, relique attribuée.
1851
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
1851 (≈ 1851)
Destruction partielle des bâtiments du XVIIe siècle.
1932
Légation à l’État
Légation à l’État
1932 (≈ 1932)
Don de Jean Mouliérat, classement définitif.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Hugues de Castelnau - Fondateur du château |
Premier seigneur, édifie l’enceinte initiale au XIe. |
| Henri II Plantagenêt - Envahisseur temporaire |
Prend le château en 1159 pendant la guerre. |
| Gui Ier de Castelnau - Baron et époux de Louise |
Reçoit la relique du bras de Louis IX. |
| Jean Mouliérat - Dernier propriétaire-restaurateur |
Lègue le château à l’État en 1932. |
| Maffre II de Castelnau - Baron du XIIIe siècle |
Confirme la vassalité envers Turenne en 1219. |
| Louise de Bretagne - Dame d’honneur et éducatrice |
Épouse Gui Ier, apporte la relique en dot. |
Origine et histoire
Le château de Castelnau-Bretenoux, situé à Prudhomat dans le département du Lot (Occitanie), est une forteresse médiévale édifiée entre le XIe et le XVIIIe siècle. Il se distingue comme la plus imposante du Quercy, jamais assiégée, et appartient aujourd’hui à l’État, géré par le Centre des monuments nationaux. Son architecture triangulaire, avec triple enceinte, fossés profonds et neuf tours rondes, reflète son rôle stratégique à l’intersection des vallées de la Dordogne, de la Cère et de la Bave.
La construction du château s’étale sur plusieurs siècles, depuis le XIIe jusqu’au XVIIe siècle. Fondé par Hugues de Castelnau, il devient le siège d’une baronnie puissante, inféodée aux comtes de Toulouse. Le donjon carré et le logis seigneurial datent de la période médiévale, tandis que des réaménagements au XVe siècle adaptent la forteresse à l’artillerie naissante. Le château est brièvement pris par Henri II Plantagenêt avant de revenir aux barons de Castelnau après la guerre de Cent Ans.
La famille de Castelnau, mentionnée dès 860, joue un rôle central dans l’histoire du lieu. Parmi ses membres, Hugues II de Castelnau, excommunié en 1095, et Maffre II, qui confirme en 1219 la vassalité des Castelnau envers les vicomtes de Turenne. La chapelle castrale, construite au XIVe siècle, et les transformations des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment par les Clermont-Lodève, enrichissent le château. Un incendie en 1851 détruit une partie des bâtiments, avant que Jean Mouliérat, ténor de l’Opéra-Comique, ne le restaure et ne le lègue à l’État en 1932.
Le château est classé Monument Historique en 1862, puis inscrit en 1932. Ses appartements, meublés par Mouliérat, abritent des collections d’art et d’objets religieux. La tour de l’Auditoire, datant du XIIe siècle, et le donjon du XIIIe siècle, illustrent l’évolution architecturale du site. Aujourd’hui, il attire plus de 46 000 visiteurs annuels, témoignant de son importance patrimoniale et touristique en Occitanie.
L’histoire du château est marquée par des conflits, comme la rivalité avec les vicomtes de Turenne, et des alliances, comme le mariage de Gui Ier de Castelnau avec Louise de Bretagne en 1542. La relique du bras droit de Louis IX, longtemps attribuée à un ancêtre, serait en réalité un cadeau de mariage. Après la Révolution, le château, partiellement détruit, est sauvé par des propriétaires successifs avant d’être restauré par Mouliérat, qui y consacre trente ans de sa vie.
Le site, visible de loin grâce à ses murs de pierre rouge, domine un bourg castral établi depuis le XIIIe siècle. Ses éléments défensifs, comme les mâchicoulis du XVe siècle, et ses décors intérieurs, comme les fenêtres à colonnettes, en font un exemple remarquable d’architecture militaire et seigneuriale. La chapelle, dédiée à Saint-Louis, et les salles des États du Quercy rappellent son rôle politique et religieux dans la région.