Frise chronologique
1214
Prise par Simon de Montfort
Prise par Simon de Montfort
1214 (≈ 1214)
Croisade albigeoise contre les cathares.
1215
Destruction par l'archevêque
Destruction par l'archevêque
1215 (≈ 1215)
Château brûlé après reprise cathare.
Fin XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Première forteresse de Bernard de Casnac.
XIIIe siècle (milieu)
Reconstruction capétienne
Reconstruction capétienne
XIIIe siècle (milieu) (≈ 1350)
Nouveau château sous autorité royale.
1368
Mariage Caumont-Castelnaud
Mariage Caumont-Castelnaud
1368 (≈ 1368)
Transfert à la famille de Caumont.
1442
Reprise française définitive
Reprise française définitive
1442 (≈ 1442)
Fin de l'occupation anglaise (guerre de Cent Ans).
XVIe siècle
Renforts huguenots
Renforts huguenots
XVIe siècle (≈ 1650)
Geoffroy de Vivans modernise les défenses.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789 (≈ 1789)
Début de la dégradation du monument.
1965
Rachat par Philippe Rossillon
Rachat par Philippe Rossillon
1965 (≈ 1965)
Début de la restauration.
1966 et 1980
Classements Monuments Historiques
Classements Monuments Historiques
1966 et 1980 (≈ 1980)
Protection du château et de son enceinte.
1985
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1985 (≈ 1985)
Musée de la guerre au Moyen Âge.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines du château, y compris son enceinte (cad. AI 37, 38, 129, 130, 131) : classement par arrêté du 28 octobre 1980 ; Les ruines du châtelet (cad. AI 39) : inscription par arrêté du 28 octobre 1980
Personnages clés
| Bernard de Casnac - Seigneur cathare (XIIe–XIIIe) |
Premier propriétaire connu du château. |
| Simon de Montfort - Chef de la croisade albigeoise |
Prit le château en 1214. |
| Magne II de Castelnaud - Dernière héritière Castelnaud |
Épouse Nompar de Caumont (1368). |
| Geoffroy de Vivans - Capitaine huguenot (XVIe) |
Défendit le château pendant les guerres de Religion. |
| Philippe Rossillon - Mécène et restaurateur (XXe) |
Racheta le château en 1965. |
| Kléber Rossillon - Fondateur du musée (1985) |
Ouvrit le site au public. |
Origine et histoire
Le château de Castelnaud, édifié à la fin du XIIe siècle, fut d’abord possession de Bernard de Casnac, seigneur cathare et vassal du comte de Toulouse. En 1214, Simon de Montfort s’en empare lors de la croisade albigeoise avant qu’il ne soit repris puis brûlé par l’archevêque de Bordeaux en 1215. Un nouveau château, sous autorité capétienne, est reconstruit au XIIIe siècle, passant sous suzeraineté anglaise après le traité de Paris (1259).
En 1368, le mariage de Magne de Castelnaud avec Nompar de Caumont transfère la seigneurie à cette famille, qui choisit le camp anglais pendant la guerre de Cent Ans. Le château change plusieurs fois de mains : repris par les Français en 1442 après un siège de trois semaines, il reste aux Caumont jusqu’à la Révolution. Au XVIe siècle, Geoffroy de Vivans, capitaine huguenot, en renforce les défenses face aux guerres de Religion.
Vendu comme bien national en 1789, le château tombe en ruines avant d’être racheté en 1965 par Philippe Rossillon. Son fils, Kléber Rossillon, le restaure et y ouvre en 1985 le musée de la guerre au Moyen Âge, deuxième collection française du genre. Classé Monument Historique en 1966 (élargi en 1980), le site attire aujourd’hui 245 000 visiteurs annuels, célèbre pour ses machines de siège reconstituées.
Architecturalement, Castelnaud illustre l’évolution des fortifications : donjon du XIIIe siècle à mâchicoulis, tour d’artillerie circulaire (XVIe), barbacane et fossés protégeant l’entrée. Son musée, installé dans le logis seigneurial, expose 300 pièces d’armes (XIIIe–XVIIe siècles) et des reconstitutions d’engins de siège, complétés par des maquettes et des espaces immersifs.
Stratégiquement situé à la confluence de la Dordogne et du Céou, le château fait face à son rival médiéval, Beynac, et aux jardins de Marqueyssac. Son histoire reflète les conflits régionaux (cathares, Cent Ans, Religions) et son rôle de place forte incontournable en Périgord Noir.