Château de Caumont à Cazaux-Savès dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Caumont

  • D39 
  • 32130 Cazaux-Savès
Château de Caumont
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Château de Caumont
Crédit photo : Zzabeth - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1525-1535
Réédification Renaissance
1658
Reconstruction classique
1839
Nouveaux propriétaires
Début du XIXe siècle
Décor troubadour
9 juin 1943
Classement historique
Fin du XIXe siècle
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Partie du parc du château délimitée sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 17 avril 1947 ; Le château avec le bâtiment des communs renfermant notamment les écuries (cad. A 178, 179) : classement par arrêté du 30 mai 1984

Personnages clés

Pierre de Nogaret Propriétaire ayant réédifié le château au XVIe siècle.
Nicolas Bachelier Architecte possible du château lors de sa réédification.
Jean-Louis, duc d'Épernon Fils de la famille Nogaret de La Valette, né au château et favori du roi Henri III.
James de Mac-Mahon Propriétaire ayant aménagé un décor de style troubadour au début du XIXe siècle.
Pauline de Percin Montgaillard La Valette Propriétaire ayant aménagé un décor de style troubadour au début du XIXe siècle.
Armand de Castelbajac Propriétaire du château devenu par donation en 1839.
Gaston de Castelbajac Propriétaire ayant restauré le corps de logis principal à la fin du XIXe siècle.
Jean de Castelbajac Propriétaire ayant racheté le château en 1980 et engagé des travaux de restauration.
Michèle de Castelbajac Propriétaire ayant racheté le château en 1980 et engagé des travaux de restauration.
Ghislain de Castelbajac Propriétaire actuel du château.
Mathilde de Castelbajac Propriétaire actuel du château.

Origine et histoire du Château de Caumont

Le château de Caumont est un monument de la Renaissance française situé à Cazaux-Savès (Gers) et classé au titre des monuments historiques. Il s'élève au centre d'un parc d'environ cinquante hectares et se signale par son volume de brique rouge et ses hauts toits d'ardoise. L'édifice comprend une partie ancienne d'allure médiévale, conservée au niveau de l'entrée, un bâtiment carré de style Renaissance et des ailes qui ouvrent sur une cour intérieure bordée de deux tourelles hexagonales coiffées en bulbe. Quatre pavillons d'angle de plan losangé, aux toits élevés et couverts d'ardoise, marquent les extrémités et trahissent encore une préoccupation défensive. La porte d'entrée et le pont-levis ont disparu, mais subsistent deux tourelles qui flanquaient la porte et abritent des escaliers à vis ; au-dessus de l'entrée se trouve une galerie de dégagement pour l'aile. Derrière elle, un grand escalier occupe toute la largeur du bâtiment : voûtes de briques retombant sur des amortissements sculptés et chapiteaux ioniques ou corinthiens à fût tronqué. L'intérieur conserve un décor peint et des boiseries du XVIIIe siècle ; les communs comprennent de longues écuries et une vaste salle voûtée en sous-sol, coupée par le passage d'entrée et terminée, à chaque extrémité, par un pavillon rectangulaire. Ces pavillons furent ornés de faux mâchicoulis et de créneaux en 1830. Les façades sur cour alternent pierre et brique, présentent croisées et demi-croisées surmontées d'oculi, et comportent une coursière reposant sur des consoles sculptées comparable à celles de certains hôtels toulousains. Les sous-sols voûtés et leurs nombreuses pièces témoignent de l'importance de l'activité domestique qui animait le château jusqu'au milieu du XXe siècle. Le site serait construit sur les vestiges d'une fortification du XIIe siècle et le domaine fut lié, par mariage, à la maison de Nogaret de La Valette au début du XVIe siècle ; la tradition attribue à Pierre de Nogaret la réédification du château entre 1525 et 1535, avec comme architecte possible Nicolas Bachelier, hypothèse dont la datation fait toutefois débat et qui laisse place à une attribution à Dominique Bachelier. Jean-Louis, duc d'Épernon, issu de cette famille, est né au château ; il fut l'un des favoris du roi Henri III et joua un rôle important sous Henri IV. En 1658, un incendie détruisit l'aile sud, qui fut reconstruite dans le même esprit mais avec un accent classique plus marqué. Au début du XIXe siècle, James de Mac-Mahon et Pauline de Percin Montgaillard La Valette firent aménager pour les salles du rez-de-chaussée un décor de style troubadour, exemplaire en Gascogne. En 1839, Armand de Castelbajac devint propriétaire par donation, et son fils Gaston restaura à la fin du XIXe siècle le corps de logis principal en remplaçant notamment la toiture en tuiles par une couverture d'ardoise ; une pierre gravée de 1901 rappelle ces travaux. Jean et Michèle de Castelbajac rachetèrent le château en 1980, l'ouvrèrent au public et engagèrent des travaux de restauration ; Michèle de Castelbajac fut assassiné dans le château en novembre 2014. Le domaine appartient aujourd'hui à Ghislain et Mathilde de Castelbajac. Le parc, aménagé au XIXe siècle par la marquise de Castelbajac qui fit planter diverses essences alors nouvelles, abrite des arbres remarquables dont un chêne ancien et des cèdres du Liban ; il comportait autrefois un système d'irrigation souterrain détruit dans les années 1960 et une glacière de briques édifiée vers 1850, restaurée en 1995 et intégrée au circuit de visite. Le château est classé au titre des monuments historiques depuis le 9 juin 1943 ; le bâtiment des communs et le parc ont fait l'objet d'un classement complémentaire le 30 mai 1984, après une inscription antérieure en 1947.

Liens externes