Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Cazilhac au Bousquet-d'Orb dans l'Hérault

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de Cazilhac

    Hameau de Taillevent
    34260 Le Bousquet-d'Orb
Propriété privée
Château de Cazilhac
Château de Cazilhac
Crédit photo : Zuorc43 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe ou XIIIe siècle
Construction initiale
1370
Pillage pendant la Guerre de Cent Ans
1512
Achat par les Peyrottes
1627
Destruction pendant les guerres de religion
Vers 1851
Construction de l'aqueduc
9 avril 1987
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, ainsi que les terrasses du jardin (cad. B 203, 204) : inscription par arrêté du 9 avril 1987

Personnages clés

Michel Chevalier - Économiste et propriétaire (1806–1879) Modernisa le domaine et construisit l'aqueduc
Paul Leroy-Beaulieu - Économiste et gendre de Chevalier Héritier du château au XIXe siècle
Famille de Peyrottes - Seigneurs de Cazilhac (à partir de 1512) Reconstruisirent le château aux XVIe–XVIIe siècles
Duc de Montmorency - Gouverneur du Languedoc Ordonna la destruction en 1627

Origine et histoire

Le château de Cazilhac, situé sur la Via Tolosane menant à Compostelle, trouve ses origines dans une maison forte construite par les moines de l'abbaye de Joncels entre le XIIe et XIIIe siècle. Ce site stratégique, surplombant la vallée de l'Orb, servait à surveiller et valoriser les terres viticoles. Les sources mentionnent une occupation confuse, possiblement liée à la mise en valeur agricole par les bénédictins, avant les ravages de la Guerre de Cent Ans en 1370 et des épidémies de peste (1348, 1465).

En 1512, la famille de Peyrottes acquiert Cazilhac et entreprend sa reconstruction au XVIe siècle, élevant le domaine au rang de seigneurie. Le château subit cependant les violences des guerres de religion : en 1627, il est rasé sur ordre du duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc. Les Peyrottes le rebâtissent aussitôt et le conservent jusqu’à la Révolution, période où le hameau est rattaché à Camplong (1790), puis à Saint-Martin-d’Orb (1844, futur Le Bousquet-d’Orb).

Au XIXe siècle, l’économiste Michel Chevalier (1806–1879) devient propriétaire et modernise le domaine, notamment en construisant un aqueduc vers 1851 pour irriguer les terres et alimenter les jardins. Ses innovations techniques, comme des pompes élevant 2 500 litres d’eau par minute, marquent une rupture avec l’usage traditionnel. À sa mort, son gendre Paul Leroy-Beaulieu hérite du château, perpétuant son exploitation viticole et son héritage intellectuel lié au saint-simonisme.

L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1987 pour ses façades, toitures et terrasses, conserve des traces de son passé défensif : tours carrées, meurtrières-canonnières, et bases médiévales. Les jardins en terrasse, ouverts à la visite, offrent une vue étendue sur la vallée, tandis que l’intérieur abrite un salon Louis XVI et des souvenirs de Michel Chevalier. L’aqueduc, recensé à l’Inventaire général, témoigne des transformations agricoles du XIXe siècle.

Liens externes