Frise chronologique
1589
Donation du prieuré
Donation du prieuré
1589 (≈ 1589)
Henri de Navarre cède le prieuré à Josias de Celette.
1611
Mariage des du Lau et de Pons
Mariage des du Lau et de Pons
1611 (≈ 1611)
Union d’Henri René du Lau et Henriette de Pons.
1772
Extension du logis
Extension du logis
1772 (≈ 1772)
Agrandissement par Jean Gaston du Lau.
2004
Protection MH
Protection MH
2004 (≈ 2004)
Inscription totale du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des parties bâties (logis, communs, chapelle, murs de clôture, portails) et non bâties (sol des cours et des terrasses) du château, en totalité (cad. B 668, 669, 671 à 673, 901) : inscription par arrêté du 23 juillet 2004
Personnages clés
| Bertrand de Celette - Premier seigneur connu |
Propriétaire originel du domaine. |
| Josias de Celette - Seigneur et bâtisseur |
Reçoit le prieuré en 1589. |
| Henri René du Lau - Seigneur de Cellettes |
Époux d’Henriette de Pons en 1611. |
| Jean Gaston du Lau - Vicomte et colonel |
Agrandit le logis en 1772. |
| Henri de Navarre - Donateur du prieuré |
Cède les terres à Josias. |
Origine et histoire
Le château de Cellettes, situé dans la commune du même nom en Charente (Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines au XVIe siècle. Son premier seigneur attesté, Bertrand de Celette, est suivi par Josias de Celette, qui reçoit en 1589 le prieuré de Cellettes et Villognon des mains d’Henri de Navarre. Ce dernier fait construire une partie du logis, tandis que l’aile est, datée de 1772, est attribuée à Jean Gaston, vicomte du Lau, colonel au régiment de Saintonge. Le monument, mêlant architecture Renaissance et ajouts classiques, reflète ainsi l’évolution des goûts et des fonctions seigneuriales sur deux siècles.
L’histoire du château est marquée par des alliances familiales influentes. En 1611, Henri René du Lau, fils de Josias, épouse Henriette de Pons, dame de Champniers, unissant ainsi des lignées nobles du Périgord et de Saintonge. Ces mariages stratégiques renforcent le prestige du domaine, dont les dépendances (communs, chapelle dite le Temple, murs de clôture) structurent encore aujourd’hui l’ensemble inscrit aux Monuments Historiques depuis 2004.
Sur le plan architectural, le logis ancien se distingue par une tourelle d’escalier polygonale ornée d’un décor de la fin du XVIe siècle, tandis que la partie de 1772 arbore cinq travées de fenêtres et des lucarnes. À l’intérieur, des cloisons peintes de scènes militaires, inspirées des manuels du XVIIIe siècle, rappellent la carrière de Jean Gaston du Lau. La chapelle, accolée au logis primitif, et les terrasses soutenues par des murs en pierre soulignent l’intégration du château dans son environnement paysager, entre plateau et vallée.
Le domaine, protégé en totalité (bâti et sols) depuis 2004, illustre la transition entre la Renaissance et l’époque moderne. Les latrines médiévales encore visibles, le portail d’entrée et les communs encadrant la cour témoignent de son usage résidentiel et défensif. Bien que les sources évoquent une localisation approximative (5140 Rue du Château), son état de conservation et ses décors intérieurs en font un exemple remarquable du patrimoine castral charentais, lié à l’histoire militaire et religieuse locale.