Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifice bâti sur site médiéval préexistant.
XVIIIe siècle
Agrandissement des ailes
Agrandissement des ailes
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d’ailes en retour est et sud.
1870-1900
Campagne de transformation majeure
Campagne de transformation majeure
1870-1900 (≈ 1885)
Modifications architecturales et stylistiques.
1891
Travaux dirigés par Delarue
Travaux dirigés par Delarue
1891 (≈ 1891)
Recomposition façade ouest et ajouts décoratifs.
15 décembre 2005
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
15 décembre 2005 (≈ 2005)
Protection des façades, toitures et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château, les fossés qui l'entourent, les communs et le colombier, chacun en totalité, le portail d'honneur et l'avenue d'accès (cad. A 333) : inscription par arrêté du 15 décembre 2005
Personnages clés
| Delarue - Architecte |
Dirige les travaux de 1891 (façade, tours, pavillon). |
| Georges Aumont - Paysagiste |
Concepteur du parc du château. |
Origine et histoire
Le château de Cernières, situé à Saint-Pierre-de-Cernières en Normandie, trouve ses origines au XVIIe siècle, sur un site médiéval préexistant. L’édifice initial est agrandi au XVIIIe siècle par l’ajout d’ailes en retour, formant une structure plus imposante. Ces premières transformations marquent une évolution architecturale, tout en conservant des éléments hérités du passé médiéval du lieu.
Entre 1870 et 1900, une campagne majeure de rénovation et d’agrandissement est entreprise, modifiant profondément l’aspect du château. À partir de 1891, sous la direction de l’architecte Delarue, la façade ouest est recomposée avec l’ajout d’une galerie en pan de bois, le rhabillage des façades, et la construction de tours pour les escaliers. Les toitures sont rehaussées, et un pavillon est érigé à l’extrémité de l’aile sud, renforçant le style hybride normand et Louis XIII.
Le domaine s’accompagne de communs, d’un colombier, et d’un parc paysager conçu par Georges Aumont, illustrant l’importance accordée à l’esthétique et à la fonctionnalité. En 2005, les façades, toitures, fossés, communs, colombier, portail d’honneur et avenue d’accès sont inscrits aux Monuments Historiques, reconnaissant ainsi la valeur patrimoniale de l’ensemble. Le château incarne aujourd’hui un témoignage architectural des transformations stylistiques entre le XVIIe et le XIXe siècle en Normandie.