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Château de Chamarande dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Louis XIII

Château de Chamarande

  • 52 Rue du Commandant Maurice Arnoux
  • 91730 Chamarande
Château de Chamarande
Château de Chamarande
Château de Chamarande
Château de Chamarande
Château de Chamarande
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Château de Chamarande
Château de Chamarande
Château de Chamarande
Crédit photo : Patrick GIRAUD - Sous licence Creative Commons
Propriété du département
91730 Chamarande, 52 Rue du Commandant Maurice Arnoux

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
1600
1700
1800
1900
2000
vers 811
Premières mentions du domaine
1603
Acquisition par François Miron
1654
Construction du château actuel
1685
Érection en comté
1789
Abolition du comté
XVIIIe siècle
Transformations par Contant d’Ivry
1876
Acquisition par Anthony Boucicaut
1922–1951
Centre de formation scout
1978
Rachat par le département
1981
Classement Monument Historique
2001
Création du centre d’art contemporain
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La partie du parc délimitée par le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 23 février 1955 - Le château y compris les douves, les deux pavillons et les communs, le pavillon de chasse, l'orangerie, l'auditoire et la serre octogonale, le buffet d'eau, la petite pyramide, les grilles (cad. C 107, 110, 115) : classement par arrêté du 23 juillet 1981

Personnages clés

François Miron - Prévôt des marchands de Paris Unifie les seigneuries de Bonnes en 1603.
Pierre Mérault - Ancien fermier des gabelles Fait construire le château actuel (1654).
Clair Gilbert d’Ornaison - Premier valet de chambre de Louis XIV Obtient l’érection en comté (1685).
Pierre Contant d’Ivry - Architecte du XVIIIe siècle Modernise château et parc pour Talaru.
Hubert Robert - Peintre paysagiste Aura conçu l’île du parc à l’anglaise.
Anthony Boucicaut - Héritier du Bon Marché Aménage une salle néo-Renaissance (1876).
Auguste Mione - Directeur de travaux publics Restaure le château et ajoute des infrastructures sociales.
Judith Quentel - Directrice artistique (2005–2011) Développe la renommée du centre d’art.

Origine et histoire du Château de Chamarande

Le château de Chamarande, situé dans l’actuel département de l’Essonne, trouve ses origines au IXe siècle avec une première mention d’un domaine à Bonnes (ancien nom de Chamarande), bien que les fouilles archéo-logiques n’aient révélé aucune fortification. Au Moyen Âge, le fief appartient successivement à des seigneurs comme Ursio de Bonnis (XIIe siècle), puis à des familles influentes telles que les Coquatrix, les Montagu (qui étendent le domaine au XIVe siècle), et les Châtillon (XVe siècle). Les guerres de Cent Ans et de Religion marquent une période troublée pour la région.

Au début du XVIIe siècle, François Miron, prévôt des marchands de Paris et proche d’Henri IV, acquiert les seigneuries de Bonnes et y établit une résidence seigneuriale, probablement l’actuelle « cour des communs ». Son fils Jean agrandit le domaine, mais le château souffre des pillages pendant la Fronde (1652). Endettés, les Miron vendent le domaine en 1654 à Pierre Mérault, ancien fermier des gabelles anobli, qui fait construire l’édifice actuel dans un style Louis XIII, avec une chapelle baroque ornée de vitraux et de stucs par Louis Lerambert. Le parc, inspiré des jardins à la française, est alors agrémenté de canaux, bassins et fontaines.

En 1684, le domaine est vendu à Clair Gilbert d’Ornaison, premier valet de chambre de Louis XIV, qui obtient l’érection de Bonnes en comté de Chamarande par lettres patentes en 1685. Son gendre, Louis de Talaru, marquis de Chalmazel, fait appel à l’architecte Pierre Contant d’Ivry au XVIIIe siècle pour moderniser le château : fronton sculpté (« Pax huic domui »), orangerie, belvédère, glacière, et transformation partielle du parc à l’anglaise, avec une île entourée d’eau attribuée à Hubert Robert. La Révolution française abolit le comté en 1789 et le château est séquestré en 1794, ses meubles vendus aux enchères.

Au XIXe siècle, le domaine change plusieurs fois de mains. Le duc de Persigny, ministre de Napoléon III, y organise des fêtes fastueuses et achève la transformation du parc à l’anglaise avec l’aide du comte de Choulot, ajoutant des essences exotiques et un obélisque inspiré du Songe de Poliphile. En 1876, Anthony Boucicaut, héritier du Bon Marché, y aménage une salle à manger néo-Renaissance et un chenil. Le docteur Amodru, maire de Chamarande, et sa veuve y résident jusqu’en 1922. De 1922 à 1951, le château devient un centre de formation majeur pour le scoutisme français, accueillant des milliers de stagiaires malgré l’occupation allemande puis américaine pendant la Seconde Guerre mondiale.

En 1957, Auguste Mione, directeur d’une entreprise de travaux publics, restaure le château et y développe des infrastructures sociales (cinéma, piscine, bibliothèque) pour les employés et les habitants. En 1978, le conseil général de l’Essonne acquiert le domaine, qui est classé Monument Historique en 1981. Le parc de 98 hectares, labellisé Jardin remarquable, abrite depuis 1999 les Archives départementales, un centre d’art contemporain (créé en 2001), et un fonds départemental d’art contemporain (FDAC) enrichi par des œuvres in situ. Le parc, réaménagé par Jacques Sgard dans les années 1990, mêle héritage des XVIIe et XVIIIe siècles (glacière, orangerie, cyprès chauves) et installations artistiques contemporaines.

Depuis les années 2000, le domaine allie préservation patrimoniale et innovation culturelle. Sous la direction de Judith Quentel (2005–2011), le centre d’art contemporain gagne une renommée nationale, avec des expositions mêlant danse, arts visuels et paysages. Après 2011, la programmation s’oriente vers des thèmes environnementaux, en collaboration avec l’association COAL. Aujourd’hui, le château accueille des expositions thématiques (comme Je suis un animal en 2022), des résidences d’artistes, et des événements grand public, tout en conservant son rôle d’archives et de lieu de mémoire pour l’Essonne.

Devenir actuel

Le parc de 98 hectares est ouvert au public toute l'année et accueille un centre d'art contemporain, le FDAC91 et un centre d'hébergement pour les « classes vertes » des écoles.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.
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