Frise chronologique
1444
Première mention du fief
Première mention du fief
1444 (≈ 1444)
Fief noble cité pour la première fois.
XVIe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château
XVIe siècle (≈ 1650)
Édifice rebâti sur des murs existants.
2008
Acquisition par Yves Lecoq
Acquisition par Yves Lecoq
2008 (≈ 2008)
Transformation en chambres d’hôtes.
8 décembre 2009
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
8 décembre 2009 (≈ 2009)
Protection totale du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, en totalité, comprenant le logis, les tours, les dépendances et les murs de clôture, ainsi que le sol des parcelles correspondantes pouvant contenir des vestiges archéologiques (cad. E 57, 511, 513, 514) : inscription par arrêté du 8 décembre 2009
Personnages clés
| Yves Lecoq - Propriétaire (depuis 2008) |
A aménagé des chambres d’hôtes. |
Origine et histoire
Le château de Chambes, situé à Roumazières-Loubert en bordure de la Charente, trouve sa première mention écrite en 1444 comme fief noble. L’édifice actuel est reconstruit au XVIe siècle sur les fondations d’un château plus ancien, dont subsistent deux tours d’entrée du XIIIe siècle intégrées à l’enceinte fortifiée. Son architecture mêle une façade encadrée de deux tours asymétriques (l’une ronde, l’autre carrée) et un pavillon ouest ajouté au XVIIe siècle, tandis qu’un bâtiment attenant, probablement du XVIIIe siècle, complète l’aile en retour sur les jardins.
Vendu comme bien national pendant la Révolution, le château conserve des traces d’aménagements des XIXe siècle (ouvertures, intérieurs). Son accès principal, flanqué de deux tours rondes identiques, mène à un logis en forme de L, accompagné de communs non attitrés (dont un ancien moulin et un fournil). En 2008, l’imitateur Yves Lecoq acquiert le domaine et y installe des chambres d’hôtes. Depuis le 8 décembre 2009, le château est inscrit aux Monuments Historiques, protégeant l’intégralité du logis, des tours, des dépendances et des murs de clôture.
Les éléments défensifs médiévaux, comme les tours d’entrée du XIIIe siècle, contrastent avec les ajouts Renaissance et classiques. Le site, classé pour son potentiel archéologique, illustre l’évolution d’une seigneurie charentaise sur près de 600 ans, des guerres de Religion à la période contemporaine. Les vestiges des murs d’enceinte et les communs (moulin, fournil) témoignent de son rôle économique et agricole dans la région.