Frise chronologique
1567
Acquisition de la terre
Acquisition de la terre
1567 (≈ 1567)
Édouard Molé achète le domaine.
1750
Démolition de l’ancien château
Démolition de l’ancien château
1750 (≈ 1750)
Début des travaux du nouveau château.
1751-1757
Construction du château actuel
Construction du château actuel
1751-1757 (≈ 1754)
Dirigée par Jean-Michel Chevotet.
1789-1799
Pillage révolutionnaire
Pillage révolutionnaire
1789-1799 (≈ 1794)
Mobilier dispersé, hôpital militaire.
1823
Transformation du parc
Transformation du parc
1823 (≈ 1823)
Création d’un jardin à l’anglaise.
9 mars 1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
9 mars 1989 (≈ 1989)
Protection du domaine et du parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Domaine de Champlatreux, comprenant toutes ses parties construites et son parc (cad. B 45, 61, 62, 63, 86) : classement par arrêté du 9 mars 1989
Personnages clés
| Jean-Michel Chevotet - Architecte |
Concepteur du château et des jardins. |
| Mathieu-François Molé - Commanditaire |
Président au Parlement de Paris. |
| Bonne-Félicité Bernard - Financière |
Épouse de Molé, héritière d’une fortune. |
| Mathieu Louis Molé - Restaurateur |
Rénovation post-révolutionnaire. |
| Clotilde de Noailles - Héritière |
Transmet le château aux Noailles. |
| Anna de Noailles - Poétesse |
Résida longtemps au château. |
Origine et histoire
Le château de Champlâtreux fut construit entre 1751 et 1757 par l’architecte Jean-Michel Chevotet pour Mathieu-François Molé, président au Parlement de Paris. Ce dernier utilisa la fortune de son épouse, Bonne-Félicité Bernard, pour ériger ce palais rocaille sur les fondations d’une modeste demeure Louis XIII, démolie en 1750. Le projet intégrait des matériaux locaux (gypse, pierre des carrières voisines) et des éléments recyclés, comme les pierres du château voisin de Chauvigny. Les coûts, maîtrisés à 513 507 livres, permirent de créer un lieu de réception somptueux, avec 23 chambres dotées de cabinets de toilette et de salles pour domestiques.
Les jardins à la française, conçus par Chevotet dans les années 1735-1740, furent remplacés en 1823 par un parc paysager à l’anglaise dessiné par les frères Thouin. Le château, pillé pendant la Révolution, fut restauré au XIXe siècle par Mathieu Louis Molé, puis transmit à sa petite-fille Clotilde de Noailles. Depuis, le domaine appartient à la famille de Noailles, dont la poétesse Anna de Noailles y séjournait régulièrement. Classé Monument Historique en 1989, il ouvre partiellement au public l’été et lors des Journées du Patrimoine.
L’architecture du château, inspirée du style rocaille, se distingue par ses façades symétriques ornées de mascarons, de frontons sculptés (aujourd’hui partiellement disparus), et d’une toiture en coupole. Le pavillon central polygonal, côté jardin, est précédé d’un perron et surmonté d’un abat-jour décoratif. À l’intérieur, les salons (comme le Salon bleu aux boiseries rocaille) et la bibliothèque conservent des décors d’origine. Les écuries, l’orangerie (détruite au XIXe siècle), et les douves sèches complètent cet ensemble préservé.
Le château servit de décor à plus de 20 films, dont Boule de Suif (1945) et Jeanne du Barry (2022), ainsi qu’à des clips musicaux récents. Son influence architecturale se retrouve dans des constructions ultérieures comme le château d’Artigny (Indre-et-Loire) ou celui de Saint-Thaurin (Val-d’Oise). Aujourd’hui, le parc et certaines salles se visitent, offrant un témoignage rare de l’art de vivre aristocratique au siècle des Lumières.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.