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Château de Champlitte en Haute-Saône

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Champlitte

  • 7 Rue de l'Église
  • 70600 Champlitte
Château de Champlitte
Château de Champlitte
Château de Champlitte
Château de Champlitte
Château de Champlitte
Château de Champlitte
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Château de Champlitte
Château de Champlitte
Château de Champlitte
Château de Champlitte
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
70600 Champlitte, 7 Rue de l'Église

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Moyen Âge (avant XVe siècle)
Construction du château fort
vers 1560-1564
Transformation Renaissance
19 février 1751
Incendie dévastateur
1768
Reconstruction de l’aile sud
1781-1782
Achèvement néo-classique
1957
Installation du musée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La façade à fronton de l'ancienne orangerie (cad. AE 11) : inscription par arrêté du 5 mai 1972

Personnages clés

François de Vergy - Lieutenant général du comté de Bourgogne Commanditaire de l’aile Renaissance (vers 1560).
Nicolas Morris - Architecte présumé Auteur probable du décor Renaissance.
Claude Antoine Colombot - Architecte bisontin Reconstruit l’aile sud en 1768.
Claude Joseph-Alexandre Bertrand - Architecte néo-classique Conçoit le château actuel (à partir de 1781).
Hippolyte Jean René de Toulongeon - Marquis de Champlitte Finance la reconstruction après 1751.
Marc Lechien - Paysagiste contemporain Recrée les jardins à la française (2008).

Origine et histoire du Château de Champlitte

Le château de Champlitte trouve ses origines au Moyen Âge avec un château fort attestée, propriété des seigneurs de Fouvent. Ce site stratégique, perché sur une colline, domine le bourg de Champlitte-la-Ville situé en contrebas. Les fouilles archéologiques de l’INRAP (2010) confirment son rôle défensif et son développement urbain médiéval, marqué par des remparts, des fossés et des tours encore partiellement visibles (Tour des Annonciades, Tour Charles Quint). La seigneurie passe ensuite à la maison de Vergy, puis subit de nombreux sièges et pillages entre le XIVe et le XVIIe siècle, notamment lors de la guerre de Dix Ans (1636-1644), où le château est incendié par les troupes françaises.

À la Renaissance, François de Vergy, lieutenant général du comté de Bourgogne, transforme la forteresse en résidence aristocratique en y ajoutant une aile de style Renaissance (vers 1560-1564). Influencé par l’architecture flamande, il fait appel à un architecte probablement originaire des Flandres, comme en témoigne le décor de la façade attribué à Nicolas Morris. Ce remaniement reflète les échanges culturels entre la Franche-Comté, alors sous tutelle des Pays-Bas espagnols, et les Flandres. Cependant, les conflits persistants endommagent le château, qui est à nouveau incendié en 1638, puis ravagé par un incendie accidentel en 1751, détruisant presque entièrement l’édifice et ses richesses intérieures.

La reconstruction débute en 1768 sous la direction de l’architecte bisontin Claude Antoine Colombot, qui érige une première aile sud. Le marquis Hippolyte Jean René de Toulongeon confie ensuite à Claude Joseph-Alexandre Bertrand la conception d’un château néo-classique (à partir de 1781), conservant la façade Renaissance mais modernisant l’ensemble avec des ailes symétriques, une chapelle, et une orangerie-théâtre. Les intérieurs, organisés autour d’une galerie centrale, incluent des salons richement décorés, comme le salon des Sauvages de la mer du Pacifique, orné de papiers peints panoramiques. Le château, classé Monument Historique en 1909, devient propriété communale en 1825 et abrite depuis 1957 le Musée départemental d’Arts et Traditions populaires.

Les jardins à la française, recréés en 2008 d’après des plans du XVIIIe siècle, restaurent une cour d’honneur atypique avec six parterres symétriques, des tilleuls palissés et des éléments de mobilier inspiré du style Louis XVI. Bien que aucune archive ne documente leur histoire, leur disposition reflète les codes esthétiques classiques de l’époque, privilégiant la symétrie et une végétation permanente. L’orangerie, édifice polyvalent, illustre quant à elle l’influence des architectures bisontines de Bertrand, mêlant utilité (conservation des orangers) et loisirs (théâtre estival).

L’évolution du château de Champlitte, de forteresse médiévale à résidence aristocratique puis à équipement culturel, incarne les transformations politiques et sociales de la Franche-Comté. Son architecture, marquée par des strates stylistiques (médiévale, Renaissance, néo-classique), témoigne des influences successives — flamande, espagnole, puis française — qui ont façonné la région. Aujourd’hui, le musée et les jardins offrent une immersion dans l’histoire locale, tout en posant la question de la préservation d’un patrimoine adapté à de nouveaux usages.

Devenir actuel

Il abrite actuellement le Musée départemental d'arts et traditions populaires.

Liens externes

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