Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Chantemerle à La Bâthie en Savoie

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Chantemerle

  • Le Château
  • 73540 La Bâthie
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
Château de Chantemerle
73540 La Bâthie, Le Château

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
996
Charte de Rodolphe III de Bourgogne
1186
Bulle d'or de Frédéric Barberousse
milieu du XIIIe siècle
Construction du château
1423
Reconnaissance en fief
1789
Bien national
1988
Acquisition par le département
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Rodolphe Grossi - Archevêque de Tarentaise Commanditaire du château au XIIIe siècle.
Jean V de Bertrand - Archevêque de Tarentaise Reconnaît tenir le château en fief (1423).
Jean d'Arces - Cardinal et archevêque Reconnaît le fief en 1454.
Frédéric Barberousse - Empereur du Saint-Empire Auteur de la Bulle d'or (1186).

Origine et histoire du Château de Chantemerle

Le château de Chantemerle, aussi appelé château de La Bâthie ou de Saint-Didier, est un ancien château fort du XIIe siècle, situé sur une crête rocheuse dominant la vallée de l'Isère. Il servait de résidence d'été aux archevêques de Tarentaise et contrôlait l'accès à la Tarentaise, entre Tours-en-Savoie et la Roche-Cevins. Son emplacement stratégique permettait de surveiller la vallée et de réguler les passages.

Construit au milieu du XIIIe siècle par l'archevêque Rodolphe Grossi, le château devint le centre d'une châtellenie archiépiscopale incluant Beaufort, Saint-Vital, et Cléry. Cette fortification fut édifiée en réponse aux tensions croissantes entre les archevêques de Tarentaise et les comtes de Savoie, notamment après la perte du contrôle de Conflans. La structure, typique de l'architecture militaire médiévale, comprenait une tour maîtresse cylindrique et une enceinte polygonale.

Au XVe siècle, le château subit des modifications pour s'adapter aux progrès des techniques de siège, comme la transformation des meurtrières en fenêtres et la destruction des mâchicoulis. Ces aménagements, réalisés en briques, contrastent avec les matériaux d'origine. En 1423 et 1454, des archevêques comme Jean V de Bertrand et le cardinal Jean d'Arces reconnaissent tenir le château en fief.

À la Révolution, le château est déclaré bien national. Acquis par le département de la Savoie en 1988, il fut consolidé et éclairé pour les Jeux Olympiques d'hiver de 1992. Aujourd'hui, ses ruines, dont un donjon circulaire de 22 mètres et une tour carrée, témoignent de son passé de forteresse et de résidence épiscopale.

Les vestiges incluent également des logis, une tour-résidence irrégulière probablement habitée par les archevêques, et des éléments défensifs comme des archères et un parapet crénelé. La châtellenie de La Bâthie, organisée autour du château, joua un rôle clé dans l'administration locale sous l'autorité des archevêques-comtes de Tarentaise.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours