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Château de Chantemerle en Savoie

Château de Chantemerle

  • La Bâthie

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1900
2000
996
Charte de Rodolphe III de Bourgogne
1186
Bulle d'or de Frédéric Barberousse
milieu du XIIIe siècle
Construction du château
1423
Reconnaissance en fief par Jean V de Bertrand
1454
Reconnaissance en fief par le cardinal Jean d'Arces
1988
Acquisition par le département de la Savoie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Rodolphe III de Bourgogne - Roi de Bourgogne A remis le diocèse aux archevêques en 996.
Frédéric Barberousse - Empereur du Saint-Empire A édicté la Bulle d'or en 1186.
Rodolphe Grossi - Archevêque de Tarentaise A fait construire le château au XIIIe siècle.
Jean V de Bertrand - Archevêque de Tarentaise Reconnut le château en fief en 1423.
Jean d'Arces - Cardinal et archevêque Reconnut le château en fief en 1454.

Origine et histoire

Le château de Chantemerle, aussi appelé château de La Bâthie ou de Saint-Didier, est un ancien château fort du XIIe siècle situé sur la commune de La Bâthie, en Savoie. Il servait de résidence d'été aux archevêques de Tarentaise et dominait la vallée de l'Isère, contrôlant l'accès à la Tarentaise. Ses ruines, perchées sur une crête rocheuse, témoignent de son rôle stratégique dans la surveillance des voies de communication entre Tours-en-Savoie et la Roche-Cevins.

Construite au milieu du XIIIe siècle par l'archevêque Rodolphe Grossi, cette forteresse devint le centre d'une châtellenie archiépiscopale incluant Beaufort, Saint-Vital, et Cléry. Elle fut édifiée en réponse aux tensions croissantes entre les archevêques de Tarentaise et les comtes de Savoie, qui prenaient progressivement le contrôle de Conflans. Le château symbolisait une position de repli pour les archevêques après la perte de cette forteresse clé.

Au XVe siècle, le château subit des modifications pour s'adapter aux progrès militaires, comme la transformation des meurtrières en fenêtres et la destruction des mâchicoulis. En 1423, Jean V de Bertrand, puis le cardinal Jean d'Arces en 1454, le reconnurent comme fief. À la Révolution, il fut déclaré bien national. Acquis par le département de la Savoie en 1988, il fut consolidé et éclairé pour les Jeux Olympiques d'hiver de 1992, bien que son éclairage ait été vandalisé depuis.

Architecturalement, le château se compose d'une enceinte polygonale irrégulière, d'un donjon cylindrique de 22 mètres de haut, et d'une tour carrée du XIVe siècle. Le donjon, accessible par une porte surélevée, était divisé en cinq niveaux, tandis qu'une tour-résidence irrégulière abritait probablement les archevêques. Les matériaux utilisés, comme les moellons noyés de mortier, reflètent les techniques de construction médiévales.

La première mention écrite de Saint-Didier, futur site du château, remonte à la Bulle d'or de l'empereur Frédéric Barberousse en 1186. Ce document, confirmé dix ans plus tard, marqua le début de l'affirmation du pouvoir archiépiscopal dans la région. La châtellenie de La Bâthie, organisée autour du château, joua un rôle clé dans les conflits territoriaux entre les archevêques et les comtes de Savoie, notamment pour le contrôle de Cléry.

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