Frise chronologique
Xe siècle
Origine du site fortifié
Origine du site fortifié
Xe siècle (≈ 1050)
Premières mentions des chevaliers de Chantemille
fin Xe - début XIe siècle
Origines du site fortifié
Origines du site fortifié
fin Xe - début XIe siècle (≈ 1125)
Premières fortifications par les chevaliers de Chantemille.
vers 1470
Construction du château actuel
Construction du château actuel
vers 1470 (≈ 1470)
Bâti par Louis du Puy, sénéchal de la Marche.
1470
Construction du château actuel
Construction du château actuel
1470 (≈ 1470)
Commandé par Louis du Puy, sénéchal
début XVIe siècle
Ajout d'une aile en retour
Ajout d'une aile en retour
début XVIe siècle (≈ 1604)
Extension architecturale avec troisième tour.
1609
Première vente du château
Première vente du château
1609 (≈ 1609)
Acquis par les Mérigot de Sainte Feyre
1618
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle
1618 (≈ 1618)
Après ruine à la fin XVIe
fin XVIIIe siècle
Ruine définitive de la chapelle
Ruine définitive de la chapelle
fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Substructures encore visibles aujourd’hui
28 mars 2000
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
28 mars 2000 (≈ 2000)
Inventaire supplémentaire des MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment d'habitation, constitué de deux corps de bâtiments en équerre et de cinq tours, dont l'une quadrangulaire, ainsi que les sols des parcelles correspondantes et le mur de soutènement de la terrasse de l'ancienne chapelle (cad. D 150, 151) : inscription par arrêté du 28 mars 2000
Personnages clés
| Louis du Puy - Sénéchal de la Marche |
Commanditaire du château actuel en 1470 |
| Guillaume de Besse - Parent de Grégoire XI |
Propriétaire par alliance au XIVe |
| Louis Chasteigner de La Rocheposay - Gouverneur de la Marche |
Propriétaire avant la vente de 1609 |
| Famille Mérigot de Sainte Feyre - Propriétaires (1609–1845) |
Derniers seigneurs avant le XIXe |
Origine et histoire
Le château de Chantemille, situé à Ahun dans la Creuse (Nouvelle-Aquitaine), est une maison forte construite dans la seconde moitié du XVe siècle, vers 1470, par Louis du Puy, sénéchal de la Marche. Il remplace une fortification plus ancienne datant de la fin du Xe ou du début du XIe siècle, contrôlant le passage stratégique de la rivière Creuse. Le site appartenait initialement aux chevaliers de Chantemille, puis passa par alliances successives aux familles La Chapelle Taillefer, Le Fort des Ternes, Pierrebuffière, et à Guillaume de Besse, neveu du pape Grégoire XI.
L’édifice actuel se compose d’un corps de logis rectangulaire flanqué de deux tours circulaires et d’une tour quadrangulaire abritant un escalier en vis. Une aile en retour d’équerre, ajoutée au début du XVIe siècle, s’appuie sur une troisième tour circulaire plus ancienne. L’entrée, marquée par une porte cochère autrefois protégée par un pont-levis, était ceinturée de fossés à l’ouest et au nord. Une chapelle, plusieurs fois reconstruite (notamment en 1618) puis ruinée à la fin du XVIIIe siècle, occupait l’angle nord-est de la plateforme, offrant une vue sur la Creuse.
Le château resta dans la famille du Puy pendant cinq générations avant de passer, par mariage au XVIe siècle, à Louis Chasteigner de La Rocheposay, gouverneur de la Marche. Vendu en 1609 à la famille Mérigot de Sainte Feyre, il fut conservé par cette dernière jusqu’au milieu du XIXe siècle. Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 28 mars 2000, le site protège aujourd’hui ses façades, toitures, tours, ainsi que les sols et le mur de soutènement de l’ancienne chapelle.
Architecturalement, le château de Chantemille incarne les caractéristiques des maisons fortes de la Marche, mêlant fonctions défensives (fossés, tours, pont-levis) et résidentielles. Son histoire reflète les dynamiques seigneuriales locales, marquées par des transmissions familiales et des alliances stratégiques, dans une région frontalière entre Limousin et Berry. La terrasse actuelle, vestige des substructures de la chapelle, surplombe toujours la vallée de la Creuse.