Frise chronologique
1519
Première mention du nom *Charry*
Première mention du nom *Charry*
1519 (≈ 1519)
Repaire de Malmon-le-Petit renommé.
milieu du XVe siècle
Accession à la noblesse
Accession à la noblesse
milieu du XVe siècle (≈ 1550)
Pons de Charry qualifié de *donzel* vers 1460.
1563
Assassinat de Jacques de Prévost
Assassinat de Jacques de Prévost
1563 (≈ 1563)
Organisateur des Gardes françaises sous Catherine de Médicis.
XVIIe siècle
Ajout des corps de logis
Ajout des corps de logis
XVIIe siècle (≈ 1750)
Modifications architecturales majeures.
1976
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1976 (≈ 1976)
Inscription des façades et toitures.
1984
Début des restaurations
Début des restaurations
1984 (≈ 1984)
Travaux menés par les nouveaux propriétaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. G 126) : inscription par arrêté du 6 octobre 1976
Personnages clés
| Pons de Charry - Donzel et ancêtre noble |
Premier membre noble de la famille vers 1460. |
| Augier de Charry - Capitaine de Montcuq |
Fixe la famille au repaire de Charry en 1519. |
| Jacques de Prévost - 'Second Bayard' et militaire |
Organise les Gardes françaises pour Charles IX. |
| Catherine de Médicis - Reine régente |
Confie à Prévost la protection du roi. |
| Colonel Bonnafous de Caminel - Restaurateur du XXe siècle |
Lance les premiers travaux de sauvegarde. |
Origine et histoire
Le château de Charry, situé à Montcuq-en-Quercy-Blanc (Lot, Occitanie), trouve ses origines au XVe siècle avec la famille Charry, des marchands locaux ayant accédé à la noblesse. Pons de Charry, qualifié de donzel vers 1460, et son fils Augier, capitaine de Montcuq, édifient un donjon flanqué de deux tours polygonales, protégé par une enceinte dont subsistent une tour ronde et une barbacane. Ce repaire, initialement nommé Malmon-le-Petit, devient le siège d’une lignée militaire en ascension.
Au XVIe siècle, le château passe à Jacques de Prévost, surnommé le « Second Bayard » pour ses faits d’armes en Italie. Proche de Catherine de Médicis, il organise les Gardes françaises avant d’être assassiné en 1563. Sa nièce, Peyrone de Charry, épouse Jean de Vezins, sénéchal de Quercy. Le domaine, modifié au XVIIe siècle par l’ajout de corps de logis, reste aux Charry jusqu’à la Révolution, puis aux Lavaur de Charry.
Au XIXe siècle, un bâtiment relie le logis à la tour ronde du rempart. Délaissé, le château est sauvé au XXe siècle par le colonel Bonnafous de Caminel, puis restauré à partir de 1984 par ses propriétaires actuels. Classé Monument Historique en 1976, il abrite aussi l’écrivain David Garnett, décédé sur place en 1981. Son architecture mêle donjon médiéval, éléments Renaissance et aménagements ultérieurs, témoignant de six siècles d’histoire quercynoise.
Le parc, structuré par des allées et des arbres centenaires, entoure les vestiges de l’enceinte fortifiée. Un souterrain reliait autrefois la barbacane au donjon, soulignant son rôle défensif dans la vallée de Charry. La chapelle aménagée dans une tour ronde, les canonnières protégeant le puits, et les modifications des XVIIIe et XIXe siècles illustrent son évolution fonctionnelle et symbolique.
La famille Charry, d’abord marchande puis noble, incarne l’ascension sociale typique du Quercy post-Guerre de Cent Ans. Leur déclin au XVIIIe siècle contraste avec leur apogée militaire au XVIe, marquée par Laurent de Charry (1530–1563), organisateur de la Garde royale. Le château, aujourd’hui propriété privée, perpétue ce patrimoine à travers ses pierres et ses archives.