Frise chronologique
550
Origine romaine
Origine romaine
550 (≈ 550)
Villa *Cariacum* sur voie antique vers Nantes.
1096
Première mention écrite
Première mention écrite
1096 (≈ 1096)
Château nommé *Chasseil*, propriété des évêques.
1500
Restitution à l’évêché
Restitution à l’évêché
1500 (≈ 1500)
Rendu par François II après transformation.
XVe siècle
Transformation par Amauri d’Acigné
Transformation par Amauri d’Acigné
XVe siècle (≈ 1550)
Douves ajoutées, puis saisie par François II.
milieu XVe siècle
Travaux d’Amauri d’Acigné
Travaux d’Amauri d’Acigné
milieu XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de douves par l’évêque de Nantes.
13 avril 1598
Séjour d’Henri IV
Séjour d’Henri IV
13 avril 1598 (≈ 1598)
Passage du roi et sa suite.
1683
Description des deux ensembles
Description des deux ensembles
1683 (≈ 1683)
*Petit château* et *Grand manoir* inventoriés.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Achat par l’armateur Dubois-Violette pour 109 000 livres.
27 janvier 1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
27 janvier 1791 (≈ 1791)
Achat par l’armateur Dubois-Violette.
1827
Rachat par la comtesse de Bondy
Rachat par la comtesse de Bondy
1827 (≈ 1827)
Fin de l’abandon du domaine.
1956
Vente aux coopératives agricoles
Vente aux coopératives agricoles
1956 (≈ 1956)
Usage pour insémination animale.
1974
Acquisition par la commune
Acquisition par la commune
1974 (≈ 1974)
Installation de la mairie.
1989
Extension des bâtiments
Extension des bâtiments
1989 (≈ 1989)
Agrandissement pour services municipaux.
2007
Fin des projections pyrotechniques
Fin des projections pyrotechniques
2007 (≈ 2007)
Écran géant pour spectacles estivaux.
11 juin 2024
Classement Monument historique
Classement Monument historique
11 juin 2024 (≈ 2024)
Protection des façades, douves et rotonde.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château de Chassay (à l’exception de la passerelle contemporaine adossée à la façade est), la totalité de la rotonde surmontée d’une coupole (structure, dallage et décors peints), la totalité de la plate-forme cantonnée de ses deux tourelles nord-ouest et sud-ouest, y compris la fontaine à coquilles qui s’y trouve, la pièce d’eau avec son pont-dormant, la terrasse du château avec ses murs, les douves et les tours, tels que délimités sur le plan annexé à l’arrêté, situés Esplanade Pierre Brasselet, figurant au cadastre de la commune section AK parcelle n° 574 : inscription par arrêté du 11 juin 2024
Personnages clés
| Amauri d’Acigné - Évêque de Nantes (XVe siècle) |
Ajoute des douves au château. |
| François II de Bretagne - Duc de Bretagne |
Transforme le château en pavillon. |
| Henri IV - Roi de France |
Séjourne au château en 1598. |
| Gilles de Beauvau - Évêque de Nantes (XVIIe siècle) |
Décrit les deux ensembles architecturaux. |
| Comtesse de Bondy - Propriétaire (XIXe siècle) |
Rachète et sauve le château en 1827. |
Origine et histoire
Le château de Chassay, situé à Sainte-Luce-sur-Loire en Loire-Atlantique, trouve ses origines dès le VIe siècle, à l’emplacement d’une villa romaine nommée Cariacum, traversée par une voie antique menant à Nantes. Un premier château, mentionné en 1096 sous le nom de Chasseil, appartenait alors aux évêques de Nantes. Au XVe siècle, l’évêque Amauri d’Acigné le fait entourer de douves, mais François II de Bretagne s’en empare pour en faire un pavillon de chasse, avant de le restituer à l’évêché en 1500. Le site comprend alors deux ensembles : le Petit château (actuel bâtiment) et le Grand manoir, aujourd’hui disparu.
Au XVIIe siècle, les déclarations de l’évêque Gilles de Beauvau décrivent un domaine composé de jardins, métairies et dépendances agricoles. Le Grand manoir, formé de trois corps de logis, est progressivement abandonné et rasé au XXe siècle lors de son usage par un centre d’insémination artificielle. Vendu comme bien national en 1791 à un armateur nantais, le château est laissé à l’abandon jusqu’à son rachat en 1827 par la comtesse de Bondy. Il passe ensuite entre les mains de la famille de Fremond de La Merveillère, puis d’une union de coopératives agricoles en 1956.
Acquis par la commune en 1974, le château devient la mairie de Sainte-Luce-sur-Loire. Des extensions sont construites en 1989 pour répondre à la croissance démographique. Jusqu’en 2007, ses façades servent d’écran géant pour des spectacles pyrotechniques. Classé partiellement aux Monuments historiques en 2024, il conserve des éléments Renaissance comme une rotonde à coupole, des douves, et une fontaine à coquilles, témoins de son passé seigneurial et épiscopal.
L’architecture du château, de style Renaissance italienne, date principalement du XVIe siècle. Les sources du XVIIe siècle évoquent deux édifices distincts : le Petit château (actuel) et le Grand manoir, aujourd’hui disparu. Ce dernier, composé de trois corps de logis et de nombreuses dépendances, était situé au nord du château actuel. Délaissé à une date indéterminée, ses vestiges furent transformés en bâtiments agricoles avant d’être rasés au XXe siècle.
Parmi les événements marquants, Henri IV y séjourne le 13 avril 1598 avec sa suite. Le château illustre ainsi les liens entre le pouvoir royal, l’Église nantaise et l’aristocratie bretonne. Son histoire reflète aussi les bouleversements de la Révolution française (vente comme bien national en 1791) et les mutations économiques rurales, avec son usage agricole au XXe siècle avant sa restauration municipale.
Devenir actuel
En 1974, il est racheté par la commune, qui y installe la mairie.