Reconstruction Renaissance vers 1593 (≈ 1593)
Antoine Barlot modernise le château médiéval.
1694
Vente à Jean de Creil
Vente à Jean de Creil 1694 (≈ 1694)
Acquisition du titre de marquisat.
1888
Conversion en laiterie
Conversion en laiterie 1888 (≈ 1888)
Début de l’activité fromagère industrielle.
1928
Fin de la fromagerie
Fin de la fromagerie 1928 (≈ 1928)
Arrêt faute de repreneur.
23 septembre 1977
Classement MH
Classement MH 23 septembre 1977 (≈ 1977)
Protection des façades et toitures.
années 1990
Restauration partielle
Restauration partielle années 1990 (≈ 1990)
Reconstruction de la charpente et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures (cad. D 859) : inscription par arrêté du 23 septembre 1977
Personnages clés
Antoine Barlot - Propriétaire et reconstructeur
Modernise le château vers 1593.
Jean Morisson - Architecte
Conçoit la reconstruction Renaissance.
Jean de Creil - Acquéreur et marquis
Achète le domaine en 1694.
Origine et histoire du Château de Chastellier-Barlot
Le château de Chastellier-Barlot, situé à Le Poiré-sur-Velluire en Vendée, trouve ses origines au Moyen Âge sur une butte surplombant le marais poitevin. À la fin du XVIe siècle (vers 1593), Antoine Barlot entreprend sa reconstruction dans un style Renaissance, tout en conservant les tourelles médiévales. L’architecte Jean Morisson, déjà connu pour le château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte, supervise les travaux. Ce mélange d’époques reflète la transition entre défense féodale et résidence seigneuriale.
Sans héritier, la famille Barlot vend le domaine en 1694 à Jean de Creil, qui obtient ainsi le titre de Marquis de Creil Bournezeau. La Révolution française entraîne une nouvelle vente, mais le cadastre napoléonien atteste de la persistance des douves, alimentées par un canal relié à la rivière Vendée. Ce système hydraulique illustre l’adaptation du château à son environnement marécageux, typique de la région.
Au XIXe siècle, le château change de vocation : transformé en laiterie-fromagerie à partir de 1888, il voit l’ajout d’une cheminée industrielle. Le domaine passe entre les mains de plusieurs propriétaires (Béziau, Lepetit, Dubois) avant la cessation de l’activité en 1928. Les façades et toitures sont finalement classées monuments historiques en 1977, marquant le début d’une restauration partielle dans les années 1990, sans toutefois retrouver son état d’origine.
Aujourd’hui, le château conserve deux tours et une charpente reconstruite, mais reste dépourvu de fenêtres. Son histoire reflète les mutations économiques et sociales de la Vendée, entre noblesse provinciale, révolution industrielle et patrimoine préservé. Les traces des douves et du canal rappellent son lien historique avec les voies d’eau du marais poitevin.