Château de Château-l'Évêque à Château-l'Évêque en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Château-l'Évêque

  • 45 Le Château
  • 24460 Château-l'Evêque
Château de Château-lÉvêque
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Château de Château-lÉvêque
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1384
Décès de l'évêque
XIVe siècle
Construction initiale
1515
Nouveau logis
1520
Ouverture des baies
XVe siècle
Aménagements successifs
14 juillet 1575
Assassinat de l'évêque
23 septembre 1600
Ordonnation de Vincent de Paul
1923
Restauration du château
27 octobre 1938
Protection du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château : inscription par arrêté du 27 octobre 1938

Personnages clés

Pierre Tizon Évêque de Périgueux décédé au château en 1384.
Guy de Castelnau Évêque de Périgueux ayant fait édifier un nouveau logis vers 1515.
Pierre Fournier Évêque de Périgueux assassiné au château en 1575.
Vincent de Paul Ordonné prêtre dans la chapelle castrale en 1600.
Jenny Sacerdote Propriétaire ayant restauré le château en 1923.

Origine et histoire du Château de Château-l'Évêque

Le château de Château‑l'Évêque, aussi appelé château Saint‑Vincent, est situé sur la commune de Château‑l'Évêque, en Dordogne (Nouvelle‑Aquitaine). Établi au nord du bourg, à proximité de la route départementale 939, il domine le ruisseau du Mesplier, petit affluent de la Beauronne. Bâti sur un promontoire rocheux en bordure sud‑est de ses jardins et à l'ouest de l'église paroissiale Saint‑Julien, l'édifice possédait autrefois une chapelle castrale. Propriété privée ouverte à la visite, il est protégé au titre des monuments historiques.

La construction débute au XIVe siècle ; le site est mentionné dès 1329 sous les appellations Castrum Episcopi ou Episcopale. En 1384, l'évêque Pierre Tizon y décède et est inhumé dans la chapelle castrale. Jusqu'à la Révolution, le château sert de maison de campagne et parfois de résidence habituelle aux évêques de Périgueux, qui l'utilisent aussi pour surveiller la route de Périgueux à Brantôme et Angoulême. Des campagnes de construction et d'aménagement se succèdent aux XVe et XVIe siècles, Guy de Castelnau faisant édifier un nouveau logis vers 1515 et ouvrant des baies à meneaux en 1520. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le château est attaqué à plusieurs reprises par les Huguenots et, le 14 juillet 1575, l'évêque Pierre Fournier y est assassiné par ses domestiques. Le 23 septembre 1600, Vincent de Paul y est ordonné prêtre par l'évêque François de Bourdeilles, soit dans la chapelle castrale, soit dans un oratoire logé dans une tourelle. À la Révolution, le domaine est vendu comme bien national et certains éléments défensifs sont supprimés. En 1923, Jenny Sacerdote achète le château, le remet en état, aménage les jardins et y cultive une roseraie réputée ; elle y organise de nombreuses réceptions et défilés. Le château est inscrit aux monuments historiques le 27 octobre 1938. Dans la seconde moitié du XXe siècle il a brièvement fonctionné comme hôtel‑restaurant sous le nom de château Saint‑Vincent et, en 1988, a accueilli le siège social d'une société dénommée « Compagnie Périgourdine » mise en liquidation en 1992.

Implanté sur un éperon rocheux, il commandait autrefois les vallons de la Beauronne et du Mesplier, ce dernier alimentant les douves. Plusieurs défenses ont disparu, notamment un fossé taillé dans le roc à l'ouest qui isolait le château, un donjon et des murs côté sud ; au nord, les douves pouvaient être agrandies par inondation. L'édifice actuel s'organise en plusieurs logis parallèles et asymétriques orientés est‑ouest, accolés les uns aux autres et flanqués à l'ouest d'un pavillon, complétés par plusieurs tours. Côté sud, deux tourelles octogonales dépassent la toiture, l'une abritant un escalier à vis, et plusieurs tours renferment des escaliers ; leurs portes d'accès, datées du XVe siècle, sont sculptées et ornées de statuettes, de niches et de pinacles dont certains ont été martelés. Plusieurs parties sont couronnées de mâchicoulis et de créneaux, la plupart des fenêtres sud présentent des meneaux et l'ensemble est couvert de toitures pentues en tuiles. Parmi les décors originaux subsistent les armoiries de Guy de Castelnau sur le logis qu'il fit construire et un plafond peint aux armes de Monseigneur Guillaume Le Boux dans un oratoire logé dans une tourelle à encorbellement.

D'anciens communs et éléments défensifs ont été remplacés par des jardins ; en 1873 le parc était estimé à 43 hectares et, réduit depuis, le domaine couvre 17 hectares en 2017. Il comprend une allée cavalière de 300 mètres, un parc à l'anglaise et un jardin à la française.

Liens externes