Frise chronologique
XIIe siècle
Origine du fief
Origine du fief
XIIe siècle (≈ 1250)
Famille de Châteaubriant donne son nom.
1769
Transformation par Darlus de Montclerc
Transformation par Darlus de Montclerc
1769 (≈ 1769)
Rénovation confié à Bardoul de la Bigottière.
1898
Acquisition par Edouard Cointreau
Acquisition par Edouard Cointreau
1898 (≈ 1898)
Deviens résidence d'été familiale.
10 mars 1988
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
10 mars 1988 (≈ 1988)
Protection des façades, parc et éléments remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la maison, de l'ensemble des communs ; ancienne chapelle, située dans l'aile sud des communs ; grille fermant la cour d'honneur ; pavillon octogonal de la terrasse ; glacière et temple périptère qui la couronne ; ensemble du parc et des jardins, y compris les murs de clôture et les portails de ferronnerie : inscription par arrêté du 10 mars 1988
Personnages clés
| Darlus de Montclerc - Propriétaire au XVIIIe siècle |
Commanditaire des transformations majeures. |
| Bardoul de la Bigottière - Architecte angevin |
Auteur des rénovations du XVIIIe. |
| Edouard Cointreau - Propriétaire en 1898 |
Famille résidente jusqu’à aujourd’hui. |
| Jean-Adrien Mercier - Aquarelliste et affichiste |
Résida au château jusqu’à sa mort. |
Origine et histoire
Le château de Châteaubriant, implanté à la limite des communes de Sainte-Gemmes-sur-Loire et d’Angers, se distingue par son architecture provinciale du XVIIIe siècle. Ses façades ordonnancées, son fronton, ses toitures complexes et ses chaînages de pierre reflètent les codes esthétiques de l’époque. Le parc de sept hectares, structuré par des allées curvilignes, abrite un temple sur glacière, une pièce d’eau centrale et un pavillon octogonal, éléments typiques des jardins paysagers de cette période. À l’est, une allée bordée de communs (orangerie et chapelle) mène vers un jardin potager, tandis qu’à l’ouest, une pelouse remplace l’ancien potager, soulignant les transformations successives du domaine.
L’histoire du château remonte au XIIe siècle, lorsque la famille de Châteaubriant, détentrice du fief, lui donna son nom. Au XVIIIe siècle, le domaine passa entre les mains de la veuve de Gaspard van Breedenbeck, lié à l’exploitation sucrière aux Antilles et à une raffinerie angevine fondée sous Colbert. En 1769, Darlus de Montclerc acquit le château et confia sa transformation à l’architecte Bardoul de la Bigottière, connu pour d’autres réalisations locales comme le château de Pignerolles. Les modifications se poursuivirent aux XIXe et XXe siècles, avec des propriétaires successifs tels que le vicomte d’Andigné de Beauregard (1842), les Lainé-Laroche (1864), et la famille Cointreau (1898), qui en fit une résidence d’été.
Le château fut inscrit aux monuments historiques en 1988 pour ses façades, toitures, communs, chapelle, grilles ouvragées, pavillon octogonal, glacière, temple périptère, et l’intégralité de son parc. Edouard Cointreau, puis sa descendance dont l’aquarelliste Sylvie Mercier (fille de Jean-Adrien Mercier, résident du château jusqu’à sa mort), en sont les derniers propriétaires. L’édifice illustre ainsi l’évolution architecturale et sociale d’un domaine noble, marqué par des influences économiques coloniales et des adaptations aux goûts des époques successives.