Château de Châteldon dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Châteldon

  • Bouy
  • 63290 Châteldon
Château de Châteldon
Château de Châteldon
Château de Châteldon
Château de Châteldon
Château de Châteldon
Crédit photo : Romary - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Construction basse-cour
Début du XIVe siècle
Fresques de la chapelle
1433
Siège du château
1489
Réédification du château
1926
Classement historique
Milieu du XIXe siècle
Destruction et reconstruction
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château : inscription par arrêté du 17 juillet 1926

Personnages clés

Archambaud Seigneur du château en 1108.
Humbert de Beaujeu Seigneur du château en 1283.
Rodrigue de Villandrando Seigneur du château lors du siège de 1433.
Pierre Laval Ancien chef du gouvernement du régime de Vichy, propriétaire du château en 1931.
Josée de Chambrun Fille unique de Pierre Laval, propriétaire du château après 1948.

Origine et histoire du Château de Châteldon

Le château de Châteldon, château fort situé au centre du village de Châteldon (Puy-de-Dôme), est mentionné dès 1200 par un acte signalant l'hommage rendu par son propriétaire au sire de Bourbon. Sa construction remonterait probablement au XIIe siècle; la basse-cour, bâtie au XIIIe siècle, et des éléments des écuries, dont le bas-relief laisse supposer une origine ancienne, témoignent de cette ancienneté. La chapelle encore conservée date au moins du début du XIVe siècle, comme le montrent les fresques qui y ont été exécutées. À partir de 1489, le château fut réédifié. Les registres cadastraux de 1859 mentionnent une destruction et une reconstruction partielles au milieu du XIXe siècle. Le grenier, situé dans la basse-cour, comporte un escalier et trois cheminées de style XVIIIe siècle. Le domaine passa entre de nombreuses mains ; parmi les titulaires de la seigneurie et les propriétaires figurent Archambaud (1108), Humbert de Beaujeu (1283) puis plusieurs membres de la famille Aycelin de Montaigut (Jean-Aubert, Gille, Gilles I et II), suivis des familles de Vienne, de Villandrando, de la Fayette, de Daillon, de la Guiche, de Schomberg, de Melun et d'autres maisons nobles. En 1433, alors que Rodrigue de Villandrando était seigneur, le château fut assiégé par une bande de pillards anglo-bourguignons ; une chanson patoise et la tradition locale évoquent la défaite des assaillants, le lieu-dit « la Mort Gate » où le chef anglais aurait été tué et un champ servant de cimetière aux Anglais. Après la Révolution, le château fut vendu comme bien national ; il appartint ensuite à divers propriétaires, dont Jean-Claude Douet, puis fut acquis à l'an IV par Hughes Debrit et transmis à son fils. Au XIXe siècle la propriété passa encore entre plusieurs mains jusqu'à la fin du siècle. En 1931 Pierre Laval, originaire du village, racheta le château pour 200 000 francs et fit d'importantes restaurations ; il y vécut entre 1942 et 1944 alors qu'il était chef du gouvernement du régime de Vichy. Laval fit aménager un mausolée dans la cour et souhaitait y être enterré, mais les demandes ultérieures de sa fille furent refusées et il est inhumé au cimetière du Montparnasse. Le château fut réquisitionné à la Libération en 1944 pour accueillir des rescapés des camps de concentration et d'anciens prisonniers de guerre ; il fut restitué en 1948 à la fille unique de Pierre Laval, Josée de Chambrun, qui obtint une indemnité en 1951 pour « mise en vente illégale ». La propriété appartient aujourd'hui à la fondation Josée-et-René-de-Chambrun et n'est pas ouverte au public. Le château est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1926.

Liens externes