Frise chronologique
IIIe siècle
Construction de la villa gallo-romaine
Construction de la villa gallo-romaine
IIIe siècle (≈ 350)
Vestiges luxueux avec mosaïques et hypocauste.
862, 920, 922, 938
Premières mentions du site
Premières mentions du site
862, 920, 922, 938 (≈ 938)
Actes royaux citant *Catiniacus* ou *Casatanetus*.
1487
Construction du château
Construction du château
1487 (≈ 1487)
Forteresse sur fondations gallo-romaines.
1855
Restauration par le duc d’Ulceda
Restauration par le duc d’Ulceda
1855 (≈ 1855)
Transformation des ouvertures et ajouts néogothiques.
années 1890
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
années 1890 (≈ 1890)
Découverte des vestiges par Charles de Beaumont.
1939-1945
Maison de repos pendant la guerre
Maison de repos pendant la guerre
1939-1945 (≈ 1942)
Usage temporaire pendant la Seconde Guerre mondiale.
2006
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2006 (≈ 2006)
Protection des vestiges et du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges gallo-romains ; le portail d'entrée et sa courtine ; les façades et toitures ; les façades et toitures des communs néo-gothiques ; le mur de soutènement de la terrasse à l'ouest (cad. CD 149, 150) : inscription par arrêté du 16 juin 2006
Personnages clés
| Charles de Beaumont - Archéologue |
Découvreur des vestiges gallo-romains en 1890. |
| Jacques de Beaune - Maire de Tours |
Propriétaire du château en 1516. |
| Duc d’Ulceda et d’Escalona - Restaurateur |
Sauve le château en 1855. |
| Annie Cosperec - Historienne |
Émet l’hypothèse d’une construction début XVIe. |
Origine et histoire
Le château de Châtigny, situé à Fondettes (Indre-et-Loire), est bâti en 1487 sur les fondations d’une villa gallo-romaine du IIIe siècle, dont les vestiges (mosaïques, hypocauste, piscine) attestent d’un luxe exceptionnel. Ces ruines, découvertes en 1890 par Charles de Beaumont, incluent des marbres importés (Pyrénées, Asie) et des décors polychromes, suggérant un site lié à la voie romaine Tours-Saumur. Le domaine, mentionné dès le IXe siècle sous le nom Catiniacus, appartenait au territoire des Turones.
La construction du château au XVe siècle s’inscrit dans un fief médiéval dépendant de la seigneurie de Maillé-Martigny. Conçu comme une forteresse défensive, il domine le coteau nord de la Loire, près de la forteresse de Luynes. Ses premiers propriétaires incluent des maires de Tours, comme Jacques de Beaune en 1516. L’édifice, marqué par un appareillage en damier (pierre/brique) rare en Touraine, combine deux ailes en retour d’équerre flanquées de tours rondes et une courtine crénelée.
Abandonné au XVIIIe siècle, le château est sauvé en 1855 par le duc d’Ulceda, qui transforme les ouvertures défensives en fenêtres et ajoute des communs néogothiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il abrite une maison de repos. Classé Monument Historique en 2006, le site ouvre ses ruines gallo-romaines, son parc et ses abords 40 jours par an. Les mosaïques et éléments architecturaux sont conservés au musée archéologique de Touraine.
L’architecture mêle héritage médiéval (pont-levis disparu, murs épais) et modifications des XIXe et XXe siècles. La courtine ouest, démolie après le XVIIIe siècle, a cédé la place à des jardins paysagers. Les façades intérieures, remaniées en style néogothique flamboyant, contrastent avec les vestiges antiques, dont un bassin octogonal et des sols en mosaïque. Le parc, étendu au nord et à l’est, encadre les vestiges et le château, aujourd’hui propriété privée.