Origine et histoire du Château de Chaussins
Le château de Chaussins, situé à Abrest dans le département de l’Allier (Auvergne-Rhône-Alpes), est un château fort dont les origines remontent aux XIVe, XVe et XVIe siècles. Il se compose d’un logis en L datant du XIVe siècle, d’un donjon hexagonal (circulaire à l’intérieur) et de bâtiments entourant une cour, principalement construits ou remodelés au XVIe siècle. Les douves ceignent l’ensemble, tandis que des modifications ultérieures, comme l’agrandissement des baies au XVIIIe siècle ou le crénelage d’une tour au XIXe siècle, témoignent de son évolution architecturale.
En 1573, la construction du corps de logis nord, laissé sans toiture, aurait été interrompue après l’assassinat de son propriétaire. Le château conserve des éléments remarquables, tels qu’une pièce voûtée d’ogives avec une cheminée médiévale, des cheminées gothiques et Renaissance, ainsi que des peintures murales en trompe-l’œil au premier étage. Ces caractéristiques ont motivé son inscription aux monuments historiques le 5 août 1980, couvrant les façades, toitures, douves, et éléments intérieurs protégés.
Au XVIIIe siècle, le château change de mains après la Révolution : en juillet 1794, les biens de Louis Justin Marie, dernier marquis de Talaru (émigré), sont vendus aux enchères. Chaussins est adjugé pour 44 000 livres à sept habitants d’Abrest. Le site, marqué par des siècles d’histoire, illustre les transformations architecturales et les bouleversements politiques de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne.
Les sources historiques, comme les ouvrages de René Germain (2004) ou Michel Peynot (1904), ainsi que la base Mérimée, documentent son importance patrimoniale. Aujourd’hui, le château reste un témoignage des dynamiques seigneuriales et des adaptations successives, tout en posant la question de son accessibilité actuelle (visites, location), non précisée dans les archives consultées.