Construction du manoir initial XVe siècle (≈ 1550)
Par Jean Guérault, aujourd’hui disparu.
1777
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle 1777 (≈ 1777)
Seule réalisation tardive du projet.
fin XVIIe siècle
Reconstruction et transformations
Reconstruction et transformations fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Projet de Le Petit pour le Marquis.
1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1992 (≈ 1992)
Protection des façades et éléments remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments constituant le château ; grand escalier intérieur ; cour avec ses murs de clôture ; cloître ; colombier ; allée d'accès avec ses piliers et ancienne grande allée (cad. B 38, 53, 54, 74, 526, 581) : inscription par arrêté du 23 décembre 1992
Personnages clés
Jean Guérault - Propriétaire initial
Constructeur du manoir du XVe siècle.
Marquis de Kerlozrec - Commanditaire des transformations
Propriétaire à la fin du XVIIe siècle.
Le Petit - Architecte brestois
Élève de Mansart, auteur des plans.
Origine et histoire du Château de Chef-du-Bois
Le château de Chef-du-Bois, situé à Pencran (proche de Landerneau), trouve ses origines dans un manoir du XVe siècle construit par Jean Guérault, dont il ne subsiste aujourd’hui aucune trace. L’édifice actuel, reconstruit au XVIIe siècle selon un plan en U, fut profondément transformé par le Marquis de Kerlozrec à la fin de ce même siècle. Ce dernier fit appel à l’architecte brestois Le Petit, élève de Mansart et Le Nôtre, pour un projet ambitieux incluant la démolition de l’aile est, la modification du toit en toit à la Mansart, et l’amorce d’un jardin dont un bassin subsiste.
Les travaux envisagés, jugés trop coûteux, ne furent que partiellement exécutés. Seule la chapelle, initialement prévue dans les plans, fut ajoutée en 1777, bien après les premières transformations. L’ensemble actuel, hétéroclite, conserve cependant une architecture de qualité, mêlant héritage du XVIIe siècle et ajouts ultérieurs. Les façades, toitures, escalier intérieur, cour, cloître, colombier et allée d’accès sont protégés depuis 1992 par une inscription aux Monuments Historiques.
Le château illustre les évolutions architecturales bretonnes entre Classicisme et Lumières, tout en reflétant les contraintes financières et les changements de propriété qui ont marqué son histoire. Son état actuel, éloigné des projets initiaux, témoigne des adaptations successives subies par les résidences aristocratiques de la région.