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Château de Chèreperrine à Origny-le-Roux dans l'Orne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Classique

Château de Chèreperrine

    53 Chereperrine
    61130 Origny-le-Roux
Propriété privée
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Château de Chèreperrine
Crédit photo : Pucesurvitaminee - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1505
Première mention de la seigneurie
1704
Construction du château actuel
1728
Achat par Peyrenc de Moras
1794
Exécutions sous la Terreur
1924
Incendie destructeur
1939-1940
Dépôt d’œuvres du Louvre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et des communs ; chapelle ; cour d'honneur avec les douves sèches qui la ferment ; pont-dormant et grille ; deux parterres situés au nord de la cour d'honneur et allée qui les prolonge ; parterre sud avec son bassin, ses contre-allées talutées et ses escaliers, tapis vert et miroir d'eau qui le prolongent ; dans la basse-cour : colombier, façades et toitures des étables au sud, de la charretterie et de la maison d'habitation attenante à l'est ; citerne (cad. A 32, 38 à 42, 47, 48, 120, 122, 123 ; B 80) : inscription par arrêté du 21 novembre 1989

Personnages clés

Pierre Puchet des Alleurs (1643-1725) - Marquis et ambassadeur Commanditaire de la reconstruction en 1704.
Pierre-Alexis Delamair (1676-1745) - Architecte parisien Auteur des plans du château classique.
Abraham Peyrenc de Moras (1684-1732) - Financier et anobli Propriétaire en 1728, utilise comme résidence.
François de Nogué (1727-1798) - Négociant et conseiller Propriétaire pendant la Révolution, famille décimée.
Félix de Lévis-Mirepoix (1846-1928) - Comte, maire et député Reconstruit après l’incendie de 1924.
Jacques Jaujard (1895-1969) - Directeur des Musées nationaux Organisateur de l’évacuation des œuvres en 1939.

Origine et histoire

Le château de Chèreperrine, situé à Origny-le-Roux dans l’Orne, trouve ses origines au XVe siècle comme manoir féodal ravagé pendant la guerre de Cent Ans. Au début du XVIe siècle, il appartient à la famille de Baraton, puis passe aux Rohan avant d’être acquis en 1539 par Martin de Chauray, trésorier du vicomte de Rohan. Ce dernier, anobli en 1553, fait ériger le domaine en comté en 1565. Après des décennies de morcellement et les guerres de Religion, le manoir est vendu en 1625 à Claude de Fontenay, dont les héritiers le cèdent en 1700 au marquis Pierre Puchet des Alleurs, ambassadeur et militaire.

En 1704, Puchet des Alleurs confie à l’architecte parisien Pierre-Alexis Delamair la transformation du manoir en un château classique, avec un avant-corps central flanqué de deux ailes et un parc à la française. Le domaine, doté d’une chapelle, d’une glacière et de dépendances organisées autour d’une cour d’honneur, passe en 1728 au financier Abraham Peyrenc de Moras, puis en 1769 à François de Nogué, négociant béarnais lié aux Laborde. La Révolution épargne le château, malgré la Terreur qui décime la famille Nogué entre 1793 et 1794. Au XIXe siècle, il entre dans la famille de La Ferronnays, puis est acquis en 1883 par le comte Félix de Lévis-Mirepoix, maire d’Origny-le-Roux et député monarchiste.

Un incendie en 1924 détruit partiellement le château, supprimant deux travées latérales et l’étage sous toiture, remplacé par une balustrade dissimulant la couverture. Reconstruit par Lévis-Mirepoix, le château accueille en 1939-1940 des œuvres du Louvre évacuées, dont Les Noces de Cana de Véronèse et Le Sacre de Napoléon de David. Pendant l’Occupation, les tableaux sont transférés vers le sud de la France pour échapper aux réquisitions allemandes. Classé monument historique en 1989, le domaine conserve aujourd’hui sa cour d’honneur, ses douves sèches, sa chapelle et un parc paysager, témoignages de son riche passé architectural et historique.

Liens externes