Frise chronologique
1er quart du XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
1er quart du XVIIe siècle (≈ 1725)
Période de fondation du château.
1986
Inscription MH
Inscription MH
1986 (≈ 1986)
Protection des façades, toitures, grille, pigeonnier et orangerie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grille d'entrée ; pigeonnier ; façades et toitures du corps principal ; orangerie (cad. A 42, 43, 45, 56p) : inscription par arrêté du 19 décembre 1986
Origine et histoire
Le château de Chérisey, situé dans la commune du même nom en Moselle (Grand Est), est un édifice dont les origines architecturales remontent au 1er quart du XVIIe siècle, avec des transformations majeures aux XVIIIe et XIXe siècles. Ce monument illustre l’évolution des styles et des usages des châteaux en Lorraine, passant d’une fonction défensive ou seigneuriale à un rôle plus résidentiel ou agricole. Son inscription partielle aux Monuments Historiques en 1986 (grille d’entrée, pigeonnier, façades, toitures et orangerie) témoigne de sa valeur patrimoniale, notamment pour ses éléments architecturaux et paysagers préservés.
La localisation du château, à l’adresse 57 B Rue Principale, correspond à un cadre rural lorrain typique, où les châteaux jouaient souvent un rôle central dans l’organisation économique et sociale locale. Au XVIIe siècle, cette région, alors intégrée au duché de Lorraine, était marquée par une société agraire et des structures féodales en mutation. Les châteaux comme celui de Chérisey pouvaient servir de résidence noble, de centre administratif pour des terres agricoles, ou encore de symbole de pouvoir local. Leur architecture reflétait aussi les influences stylistiques françaises et germaniques, caractéristiques de cette zone frontalière.
L’inscription du château en 1986 par arrêté ministériel concerne spécifiquement des éléments emblématiques : la grille d’entrée, le pigeonnier (souvent associé à des privilèges seigneuriaux), les façades et toitures du corps principal, ainsi que l’orangerie. Ces protections légales visent à préserver des vestiges des différentes périodes de construction, tout en soulignant l’importance des dépendances (comme les orangeries, rares en Lorraine) dans la vie des domaines nobles. Aujourd’hui, bien que les informations sur son accès (visites, location) soient manquantes, sa conservation participe à la mémoire du patrimoine rural lorrain.