Construction initiale 1764 (≈ 1764)
Ferme d'origine édifiée sur le site.
1849
Rachat par un industriel
Rachat par un industriel 1849 (≈ 1849)
Transformation en résidence débutée cette année.
1856
Redessin du parc
Redessin du parc 1856 (≈ 1856)
Denis Bühler conçoit le jardin à l'anglaise.
1884-1887
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1884-1887 (≈ 1886)
Fin de l'aménagement du parc.
20 avril 1994
Classement monument historique
Classement monument historique 20 avril 1994 (≈ 1994)
Inscription du château et de son parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, y compris les clôtures et les sols des cours, potager et parc (cad. D 33, 34, 119, 188) : inscription par arrêté du 20 avril 1994
Personnages clés
Denis Bühler - Architecte paysagiste
Concepteur du parc en 1856.
Brice Michel - Architecte paysagiste franc-comtois
Réalisa le parc entre 1856 et 1887.
Industriel bisontin (anonyme) - Propriétaire et commanditaire
Acheta la ferme en 1849.
Origine et histoire du Château de Chevigney-sur-l'Ognon
Le château de Chevigney-sur-l'Ognon trouve ses origines dans une ferme construite en 1764. En 1849, un industriel bisontin en fait l’acquisition pour la transformer en résidence de campagne. Ce projet s’inscrit dans le mouvement des élites locales qui, au XIXe siècle, investissent dans des propriétés rurales pour y établir des demeures secondaires.
Le parc, initialement fonctionnel, est redessiné en 1856 par l’architecte paysagiste Denis Bühler dans le style jardin à l’anglaise, un modèle alors en vogue parmi les propriétaires aisés. Les travaux, menés sous la supervision du paysagiste franc-comtois Brice Michel, s’achèvent entre 1884 et 1887. Ce réaménagement illustre l’influence des courants esthétiques britanniques sur les élites françaises de l’époque.
Classé monument historique le 20 avril 1994, l’ensemble comprend le château, ses clôtures, ses cours, son potager et son parc. Cette protection reconnaît la valeur patrimoniale d’une résidence typique de la seconde moitié du XIXe siècle, ainsi que celle de son environnement paysager, témoin des goûts et des pratiques sociales de son temps.
Situé entre la route et la rivière l’Ognon, le château incarne aussi le lien entre les activités industrielles urbaines (représentées par son propriétaire bisontin) et le monde rural. Son architecture et son parc reflètent une volonté d’harmonie entre nature et construction, caractéristique des résidences secondaires de cette période.