Frise chronologique
1282
Première mention seigneuriale
Première mention seigneuriale
1282 (≈ 1282)
Guillaume de Mello, seigneur de Chevigny
1360
Siège du château
Siège du château
1360 (≈ 1360)
Révolte contre le bailli d’Auxois
1455
Prélèvement de l’impôt
Prélèvement de l’impôt
1455 (≈ 1455)
Thibaut du Plessis taxé pour la croisade
23 avril 1592
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel
23 avril 1592 (≈ 1592)
Fin de la fonction défensive majeure
1794
État des lieux post-révolution
État des lieux post-révolution
1794 (≈ 1794)
Quatre tours et colombier subsistent
22 février 1980
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
22 février 1980 (≈ 1980)
Protection des ruines et du châlet
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines du château, à l'exclusion du bâtiment reconstruit (cad. ZB 142) : inscription par arrêté du 22 février 1980 ; Châtelet : classement par arrêté du 22 février 1980
Personnages clés
| Guillaume de Mello - Seigneur de Chevigny |
Premier seigneur mentionné en 1282 |
| Pierre d’Ostun - Seigneur de Chevigny |
Possesseur en 1308 |
| Thibaut du Plessis - Seigneur taxé |
Contraint à payer en 1455 |
| Guillaume de Cluny - Lieutenant du bailli |
Appelle la garnison en 1368 |
Origine et histoire
Le château de Chevigny, mentionné dès le XIIIe siècle, fut le centre d’une seigneurie mouvementée. En 1282, Guillaume de Mello en est seigneur, suivi par Pierre d’Ostun en 1308. La forteresse, impliquée dans des révoltes locales, est assiégée en 1360 après une rébellion contre le bailli d’Auxois. Ses garnisons interviennent aussi en 1368 pour chasser des compagnies en maraude, illustrant son rôle militaire et politique dans la région.
Au XVe siècle, le château reste un lieu de pouvoir : en 1455, le bailli d’Auxois s’y rend pour contraindre Thibaut du Plessis à payer l’impôt pour la croisade contre les Turcs. Le site est partiellement démantelé en 1592, marquant le déclin de sa fonction défensive. Au XVIIIe siècle, il ne subsiste que quatre tours encadrant une cour carrée, entourée de fossés, ainsi qu’un colombier en pierre encore utilisé.
L’architecture révèle un donjon rectangulaire aujourd’hui disparu, entouré de trois tours rondes ruinées et de bâtiments modernes dans l’enceinte. Les douves, partiellement comblées, et les fossés larges de 18 mètres soulignent l’importance stratégique passée du site. Classé monument historique en 1980 pour ses ruines et son châlet, puis en 1994 pour l’emprise des fossés, le château incarne les transformations d’une forteresse médiévale en exploitation agricole.
Situé à flanc de coteau entre Millery et le hameau de Chevigny, le site domine la route départementale 980. Son histoire reflète les tensions féodales de la Bourgogne, entre rébellions locales, fiscalité seigneuriale et adaptations architecturales. Les vestiges actuels, mêlant éléments défensifs et agricoles, offrent un témoignage tangible de cette évolution sur près de cinq siècles.